Manoir de Garnetot à Rauville-la-Place dans la Manche
Patrimoine classéDemeure seigneurialeManoir
Manoir de Garnetot
Garnetot
50390 Rauville-la-Place
Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1374
Reprise par Jean de Vienne
Reprise par Jean de Vienne 1374 (≈ 1374)
Jean de Vienne reprend le château aux Anglais.
XIVe siècle
Château initial
Château initial XIVe siècle (≈ 1450)
Un château est mentionné et renforcé par Édouard III d'Angleterre.
XVe siècle
Construction d'une aile
Construction d'une aile XVe siècle (≈ 1550)
Une aile saillante est construite avec un passage voûté.
XVIe siècle
Rénovation Renaissance
Rénovation Renaissance XVIe siècle (≈ 1650)
Remaniements importants et ouvertures percées dans le corps de logis.
XVIIe siècle
Ajout d'un pavillon
Ajout d'un pavillon XVIIe siècle (≈ 1750)
Un pavillon est ajouté à l'ouest et relié au bâtiment principal.
5 décembre 1979
Protection partielle
Protection partielle 5 décembre 1979 (≈ 1979)
Les façades, les toitures et le porche d'entrée sont protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et le porche d'entrée (cad. D 88) : inscription par arrêté du 5 décembre 1979
Personnages clés
Édouard III d'Angleterre
Roi d'Angleterre ayant renforcé le château au XIVe siècle.
Jean de Vienne
Chevalier ayant repris le château aux Anglais en 1374.
Origine et histoire du Manoir de Garnetot
Le manoir de Garnetot se dresse à Rauville-la-Place (Manche), à un kilomètre au sud de l'église Saint-Laurent. Demeure caractéristique du Cotentin, il succède à un château mentionné au XIVe siècle, renforcé entre 1327 et 1347 par Édouard III d'Angleterre et occupé par la garnison anglaise de Saint-Sauveur-le-Vicomte ; Jean de Vienne le reprit en 1374. Les constructions qui forment le manoir s'échelonnent du XVe au XVIIe siècle, avec des remaniements importants à la Renaissance. L'ensemble conserve un aspect défensif : douves dont il subsiste des traces, cinq tours et un donjon découronné dont la partie sommitale dépasse la toiture. Le corps de logis principal est en équerre et toutes ses ouvertures ont été percées au XVIe siècle ; les fenêtres présentent des meneaux chanfreinés. Au sud se trouve une tour d'escalier flanquée d'une échauguette ayant perdu son couronnement ; au nord, deux tours plus modestes encadrent le pont d'accès. À l'est se dresse un pavillon carré ; perpendiculairement, au nord, s'appuie une petite construction munie d'une tour d'escalier en façade. À l'ouest, un pavillon ajouté au XVIIe siècle se relie au bâtiment principal par une tour à moitié engagée. Une aile saillante du XVe siècle comporte, en contrebas, un passage voûté qui dessert ce pavillon. L'ensemble forme une cour fermée par les logis disposés en carré, accessible par une double porte charretière et piétonne. Le manoir est partiellement inscrit au titre des monuments historiques : les façades, les toitures et le porche d'entrée sont protégés par arrêté du 5 décembre 1979.