Construction du logis Tourant des XVIe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Édification du manoir et des pavillons.
Début du XVIIIe siècle
Ajout de l'escalier
Ajout de l'escalier Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Escalier en pierre commandé par les propriétaires.
26 août 2016
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 26 août 2016 (≈ 2016)
Protection du logis, communs et éléments extérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis en totalité, les communs pour leurs façades et toitures, la cour pour son sol d'assiette, ses murs de clôture, les vestiges de son portail et le pont enjambant le fossé avec ses deux sphinges, ainsi que le jardin pour son sol d'assiette et ses dispositions résiduelles (murs, portail, escaliers, éléments ornementaux) (cad. E 239, 240, 255, 256, 1184) : inscription par arrêté du 26 août 2016
Personnages clés
Olivier du Fresne - Propriétaire au XVIIIe siècle
Commanditaire de l'escalier en pierre.
Jeanne de Leshildry - Propriétaire au XVIIIe siècle
Associée à Olivier du Fresne pour les travaux.
Origine et histoire
Le manoir de Goasfroment est un édifice rural remarquable situé à la limite des communes de Plouézec et Lanloup, dans les Côtes-d’Armor, en région Bretagne. Construit au tournant des XVIe et XVIIe siècles, il se distingue par son architecture mêlant un logis central et deux pavillons symétriques, dont les étages supérieurs sont ornés de pans de bois, une rareté pour une demeure rurale. Ces éléments décoratifs rappellent les façades des maisons urbaines de villes voisines comme Saint-Brieuc, Paimpol ou Lanvollon, construites à la même époque. Ce choix esthétique, à la fois structurel et ornemental, souligne l’influence des tendances architecturales urbaines dans un cadre campagnard.
Le manoir a été enrichi au début du XVIIIe siècle par l’ajout d’un grand escalier intérieur en pierre, commandité par Olivier du Fresne et Jeanne de Leshildry, alors propriétaires des lieux. Cet aménagement illustre une volonté de modernisation et de confort, typique des résidences seigneuriales de l’époque. Les bâtiments annexes, tels que le colombier, ont en revanche subi des transformations ou des destructions, réduisant l’empreinte initiale de la propriété. Malgré ces altérations, le site conserve des éléments notables comme un pont orné de sphinges, un portail et des vestiges de murs de clôture, témoins de son passé.
Le manoir de Goasfroment a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 26 août 2016. Cette protection concerne le logis dans son intégralité, les façades et toitures des communs, ainsi que des éléments extérieurs comme la cour, le jardin et ses dispositions résiduelles (murs, escaliers, éléments ornementaux). Ces mesures visent à préserver un patrimoine architectural représentatif des demeures rurales bretonnes des XVIe et XVIIe siècles, tout en mettant en valeur leur adaptation aux évolutions stylistiques ultérieures.
La localisation du manoir, à proximité de la grève de Bréhec, suggère un lien historique avec les activités maritimes ou agricoles de la région. Les Côtes-d’Armor, marquées par un paysage de falaises et de petites vallées, abritaient alors une société rurale organisée autour de seigneuries locales. Les manoirs, comme celui de Goasfroment, servaient de centres administratifs et résidentiels pour les familles nobles ou bourgeoises, tout en jouant un rôle dans l’exploitation des terres environnantes.
Aujourd’hui, le manoir appartient à une société privée, et son état de conservation reflète à la fois les transformations subies au fil des siècles et les efforts récents pour sauvegarder son héritage. Bien que certaines parties aient disparu ou été modifiées, les éléments protégés offrent un aperçu précieux de l’architecture et du mode de vie des élites rurales bretonnes entre Renaissance et époque classique. Son inscription parmi les monuments historiques souligne son importance patrimoniale et culturelle pour la région.