Frise chronologique
1632
Construction du manoir
Construction du manoir
1632 (≈ 1632)
Bâti pour Léonard Rouxelin, avocat carentanais.
1789
Vente révolutionnaire
Vente révolutionnaire
1789 (≈ 1789)
Passé aux mains de nouveaux propriétaires.
27 mai 1986
Protection monument historique
Protection monument historique
27 mai 1986 (≈ 1986)
Inscription des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du logis et de l'ensemble des communs, ainsi que le mur les reliant et fermant la cour du Sud-Est ; escalier en vis avec sa cage d'escalier ; cheminée de la grande salle du rez-de-chaussée ; cheminée de la salle de l'entresol ; cheminée de la chambre Sud-Est, à l'entresol, avec sa toile ; cheminée de la chambre Nord-Ouest, à l'étage, avec son décor peint (cad. AD 64) : inscription par arrêté du 27 mai 1986
Personnages clés
| Léonard Rouxelin - Commanditaire et premier propriétaire |
Avocat à Carentan, bâtisseur du manoir. |
| Famille Le Forestier d'Osseville - Propriétaires par héritage |
Détentrice avant la Révolution française. |
Origine et histoire
Le manoir de Haubourg est une demeure du XVIIe siècle, édifiée en 1632 pour Léonard Rouxelin, avocat à Carentan. Situé dans le Cotentin, sur l’ancienne commune de Saint-Côme-du-Mont (aujourd’hui intégrée à Carentan-les-Marais), il illustre l’architecture Renaissance tardive avec ses pilastres, ses motifs en damier et ses pavillons saillants. Le domaine inclut une charretterie à arches en plein cintre et une porte charretière, typiques des propriétés rurales normandes de l’époque.
Passé par héritage aux Le Forestier d'Osseville, le manoir est vendu lors de la Révolution française. Depuis la fin du XIXe siècle, il a connu plusieurs propriétaires. Son escalier en vis, ses cheminées ornées (dont une avec décor peint) et ses façades ont été protégés par un arrêté de 1986, soulignant son intérêt patrimonial. Le site conserve des éléments architecturaux remarquables, comme le mur fermant la cour sud-est ou les colonnes des communs.
Le manoir s’inscrit dans un paysage historique marqué par les transformations sociales post-révolutionnaires et l’évolution des élites locales. Son état actuel, bien que modifié par des changements de propriétaires, témoigne de l’adaptation des demeures seigneuriales aux usages modernes. Les études récentes, comme celle publiée dans la Revue de la Manche (2025), mettent en lumière son rôle dans l’histoire locale du Cotentin.