Frise chronologique
XIVe siècle
Construction de la tour et salle des gardes
Construction de la tour et salle des gardes
XIVe siècle (≈ 1450)
Origine du domaine médiéval en granit.
XVe siècle
Édification du manoir principal
Édification du manoir principal
XVe siècle (≈ 1550)
Cœur résidentiel du domaine seigneurial.
1700
Achat par l'évêque de Tréguier
Achat par l'évêque de Tréguier
1700 (≈ 1700)
Devenu résidence d'été épiscopale.
17 décembre 1970
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
17 décembre 1970 (≈ 1970)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir et de sa chapelle (cad. B 112) ; façades et toitures du colombier (cad. B 110) : inscription par arrêté du 17 décembre 1970
Personnages clés
| Évêque et comte de Tréguier - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Acheteur du domaine en 1700. |
| Papetier de Tonquédec - Acquéreur révolutionnaire |
Acheta le bien national post-Révolution. |
Origine et histoire
Le manoir de Kerbeulven, situé à Penvénan dans les Côtes-d'Armor, est un ensemble architectural construit entre le XIVe et le XVIIe siècle. La tour et la salle des gardes datent du XIVe siècle, tandis que le manoir lui-même remonte au XVe siècle. Au XVIe siècle, une chapelle est ajoutée, suivie d’un colombier au XVIIe siècle. L’ensemble, caractéristique de la région, est entièrement bâti en granit.
En 1700, le domaine est acquis comme résidence d’été par l’évêque et comte de Tréguier. Les fermiers locaux étaient chargés d’entretenir le manoir et son jardin potager toute l’année. À la Révolution, le domaine est confisqué et vendu comme bien national à un papetier de Tonquédec. Vers 1860, il est transformé en ferme, perdant partiellement sa fonction résidentielle d’origine.
L’intérieur du manoir conserve des éléments remarquables comme des cheminées, des boiseries et un parquet Versailles. En 1970, les façades et toitures du manoir, de sa chapelle et du colombier sont protégées par une inscription aux monuments historiques. Le site illustre l’évolution architecturale et sociale d’un domaine seigneurial breton sur quatre siècles.