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Manoir de Kerbiquet à Gourin dans le Morbihan

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Kerbiquet

    541-543 Kerbiquet56110 Gourin
Propriété privée
Manoir de Kerbiquet
Manoir de Kerbiquet
Manoir de Kerbiquet
Manoir de Kerbiquet
Manoir de Kerbiquet
Manoir de Kerbiquet
Crédit photo : photographe Villard - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1445
Début de la seigneurie Guégant
1564-1580
Construction du manoir
29 juin 1675
Révolte des bonnets rouges
1754
Changement de propriétaire
20 mars 1934
Classement du puits
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le puits du 16s situé dans la cour (cad. K 258) : inscription par arrêté du 20 mars 1934

Personnages clés

Louis Guégant - Procureur royal et constructeur Commanditaire du manoir en 1580
Catherine Glévédé - Épouse de Louis Guégant Mentionnée dans l'inscription fondatrice
François du Fresnay - Baron du Faouët Acquiert le manoir par mariage
Guillaume Morvan - Meneur de la révolte Dirige l'émeute de 1675
Jean Joseph Euzennou de Kersalaün - Propriétaire en 1754 Dernier seigneur connu du manoir

Origine et histoire du Manoir de Kerbiquet

Le manoir de Kerbiquet, situé à Gourin (Morbihan), est un édifice du XVIe siècle construit entre 1564 et 1580 par Louis Guégant, procureur royal de la ville. Une inscription en moyen breton sur la façade, datée de 1580, atteste de sa fondation avec son épouse Catherine Glévédé. Ce manoir, symbole du pouvoir local, appartenait à la famille Guégant depuis 1445 avant de passer aux mains des du Fresnay puis des Euzennou de Kersalaün au XVIIIe siècle.

Lors de la Révolte des bonnets rouges en 1675, le manoir fut le théâtre d’un épisode violent : des paysans de Gourin et des environs, menés par Guillaume Morvan, contraignirent le sieur de Kerbiquet à signer des déclarations sous la pression. Cet événement illustre les tensions sociales de l’époque autour des taxes comme la gabelle.

Architecturalement, le manoir a subi des destructions majeures : la chapelle Saint-Conogan, le colombier (daté de 1564) et le portail monumental ont disparu. Seul subsistent le logis, réduit de deux mètres au XIXe siècle, et son puits octogonal Renaissance, classé monument historique en 1934. La façade conserve une rare galerie de quatre arcades en pierre, portée par des colonnes à chapiteaux, ainsi qu’une porte à fronton sculpté, témoignages de son prestige passé.

À l’intérieur, des éléments comme les cheminées Louis XIII et une porte en pierre à métopes rappellent son faste originel, bien que les décors peints de 1617 aient disparu. Le puits, contemporain du logis, se distingue par sa margelle monolithe sculptée de motifs Renaissance et de figures humaines, soulignant l’influence artistique de l’époque.

Le manoir reflète l’histoire mouvementée de la noblesse bretonne, entre pouvoir seigneurial, révoltes paysannes et transformations architecturales. Son classement partiel en 1934 préserve un patrimoine emblématique de la Renaissance en Bretagne intérieure.

Liens externes

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