Frise chronologique
4e quart XVe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
4e quart XVe siècle (≈ 1587)
Édification par une famille de petite noblesse.
1753
Acte notarié
Acte notarié
1753 (≈ 1753)
Description des dispositions d'origine conservées.
23 décembre 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 décembre 1992 (≈ 1992)
Protection de l'ensemble des bâtiments et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments constituant le manoir, y compris la fontaine et le four à pain (cad. ZL 141, 208, 355) : inscription par arrêté du 23 décembre 1992
Personnages clés
| Information non disponible - Commanditaire inconnu |
Famille de petite noblesse présumée. |
Origine et histoire
Le manoir de Kerhoas, situé à Plobannalec-Lesconil dans le Finistère, est un monument emblématique de l’architecture manoriale du pays bigouden, construit au 4e quart du XVe siècle. Son organisation en U, autour d’une cour autrefois fermée, reflète les traditions locales de l’époque médiévale. Bien que son commanditaire exact reste inconnu, sa construction modeste mais soignée (porte décorée, pignon ouvragé) suggère une origine liée à une famille de petite noblesse locale. L’ensemble a conservé une disposition proche de celle décrite dans un acte notarié de 1753, avec très peu de modifications depuis sa création, à l’exception d’un léger remaniement de la façade sud.
L’intérieur du manoir est remarquablement préservé, illustrant les caractéristiques des demeures seigneuriales médiévales. Les bâtiments, incluant une fontaine et un four à pain, ont été classés Monument Historique par arrêté du 23 décembre 1992. Leur état actuel permet d’appréhender la vie quotidienne et l’organisation spatiale d’un manoir breton de la fin du Moyen Âge. Le site, ouvert au public lors d’événements comme les Journées du Patrimoine, offre aussi une halte pour les randonneurs, soulignant son ancrage dans le patrimoine vivant.
Le manoir de Kerhoas témoigne de l’histoire sociale de la Bretagne médiévale, où les petites seigneuries jouaient un rôle central dans l’organisation territoriale. Son architecture, à la fois fonctionnelle et décorative, reflète le statut intermédiaire de ses propriétaires, entre noblesse et bourgeoisie rurale. La conservation exceptionnelle du site en fait une référence pour l’étude des manoirs bretons, tandis que sa mention dans des documents du XVIIIe siècle confirme son importance durable dans le paysage local.