Frise chronologique
XVe siècle
Construction du logis et escalier
Construction du logis et escalier
XVe siècle (≈ 1550)
Partie centrale et escalier en granit
XVIe siècle
Période d'extension ou réaménagement
Période d'extension ou réaménagement
XVIe siècle (≈ 1650)
Modifications architecturales possibles
20 mai 1964
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
20 mai 1964 (≈ 1964)
Protection des façades et de l'escalier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier en pierre y compris sa cage (cad. C 613) : inscription par arrêté du 20 mai 1964
Origine et histoire
Le manoir de Kériner, situé à Pluguffan dans le Finistère, est un monument historique dont les origines remontent aux XVe et XVIe siècles. Du bâtiment primitif subsistent des éléments remarquables comme une partie du logis central, un escalier en granit du XVe siècle intégré dans un donjon octogonal, ainsi que les vestiges de la chapelle et des murs circulaires du pigeonnier. Ces traces architecturales témoignent de l’importance du site à l’époque médiévale et Renaissance, malgré les réaménagements ultérieurs des grandes pièces intérieures.
L’accès aux étages se fait par un escalier à vis en granit, couronné par une voûte, qui mène à une pièce dite « chambre du donjon ». Cet escalier, protégé par une cage en pierre, est un exemple typique de l’architecture défensive et résidentielle de l’époque. Les façades et toitures du manoir, ainsi que cet escalier, ont été inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 20 mai 1964, soulignant leur valeur patrimoniale. Les restes de l’enceinte et du pigeonnier rappellent également l’organisation seigneuriale du domaine, où ces éléments jouaient un rôle à la fois symbolique et pratique.
La localisation du manoir, bien que connue avec une précision moyenne (niveau 6 sur 10), place le site dans un cadre rural breton caractéristique. Le manoir, comme beaucoup de logements seigneuriaux de cette période, était probablement un centre de gestion agricole et sociale pour les terres environnantes. Son architecture mêle des fonctions résidentielles, défensives et religieuses, reflétant les besoins et les hiérarchies de la société bretonne des XVe et XVIe siècles.