Construction du manoir 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Ensemble manorial organisé autour d'une cour.
XIXe siècle
Modification du logis
Modification du logis XIXe siècle (≈ 1865)
Réduction des élévations pour un appentis.
Années 1870
Construction agricole
Construction agricole Années 1870 (≈ 1870)
Corps de ferme et étable ajoutés.
10 janvier 2001
Classement partiel
Classement partiel 10 janvier 2001 (≈ 2001)
Vestiges défensifs et portail protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du système défensif et le portail d'entrée du manoir (cad. B 1278) : inscription par arrêté du 10 janvier 2001
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun nom.
Origine et histoire du Manoir de Kerivoas
Le manoir de Kerivoas, situé à Kerlouan dans le Finistère, fut construit à la fin du XVIe siècle. Il s’organisait autour d’une cour centrale, avec un corps de logis à l’ouest. Aujourd’hui, il n’en subsiste que des éléments défensifs et architecturaux : un portail en pierre, un mur d’enceinte sud flanqué de deux tourelles, et une courtine percée d’un portail à double entrée cochère orné de décors Renaissance. Une embrasure pour le tir à l’arquebuse témoigne de sa fonction défensive.
Le corps de logis principal, partiellement conservé, a subi des modifications au XIXe siècle : ses élévations latérales furent réduites pour y installer un appentis dédié à la préparation de nourriture pour les porcs. Dans les années 1870, un nouveau bâtiment agricole fut érigé au fond de la cour, réutilisant des matériaux anciens. Ces transformations illustrent l’adaptation du manoir à des usages agricoles après sa période seigneuriale.
Le manoir est partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 10 janvier 2001, protégeant spécifiquement ses vestiges défensifs et son portail d’entrée. Ces éléments constituent un rare témoignage de l’architecture manorial bretonne de la Renaissance, marquée par l’alliance de fonctions résidentielles, défensives et symboliques. La réutilisation des matériaux au XIXe siècle reflète une pratique courante de recyclage dans les campagnes bretonnes.
La localisation du manoir, dans le nord du Finistère, en fait un exemple représentatif des petites seigneuries locales de la fin du XVIe siècle. Ces ensembles, souvent modestes comparés aux grands châteaux, jouaient un rôle central dans l’organisation économique et sociale des campagnes, servant à la fois de résidence noble, de centre de production agricole et de symbole de pouvoir sur les terres environnantes.