Construction du manoir 4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle (≈ 1687)
Remplace l'ancienne motte castrale voisine.
2 février 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2 février 1980 (≈ 1980)
Façades et toitures protégées (hors communs).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, à l'exclusion des communs (cad. K 849, 909) : inscription par arrêté du 22 février 1980
Personnages clés
Information non disponible - Seigneurs de Kermain (anonymes)
Propriétaires initiaux, non nommés dans les sources.
Origine et histoire du Manoir de Kermain
Le manoir de Kermain, situé à Langonnet dans le Morbihan, a été construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Il remplace une ancienne motte castrale abandonnée par les seigneurs locaux. Le site se distingue par son organisation autour d’une cour rectangulaire dallée, encadrée par un logis principal au sud, des dépendances, une chapelle au nord-ouest, et un puits. L’architecture du logis, avec sa tour d’escalier circulaire en demi-hors-œuvre et ses façades en moellons soigneusement appareillés, reflète le prestige de ses propriétaires d’époque.
Les façades et toitures du manoir (à l’exclusion des communs) ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 2 février 1980, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale. Le plan du manoir, composé de trois corps de bâtiments alignés aux pignons décroissants, et son escalier à vis intégré en façade ouest, illustrent les évolutions architecturales de la Renaissance bretonne. Des remaniements postérieurs ont modifié certains éléments, mais l’ensemble conserve une unité stylistique marquée par cette période charnière entre Moyen Âge et époque moderne.
Le manoir de Kermain s’inscrit dans un contexte régional où les seigneurs locaux, abandonnant progressivement les fortifications médiévales, privilégient des résidences plus confortables et représentatives de leur statut. La présence d’une chapelle privée au sein de l’ensemble souligne le rôle à la fois résidentiel, économique (via les dépendances agricoles) et spirituel de ces demeures. La chapelles privées étaient alors courantes dans les manoirs bretons, servant à la fois de lieu de culte pour la famille seigneuriale et de marqueur de son influence sur les terres environnantes.