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Manoir de Kermain à Langonnet dans le Morbihan

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Kermain

    Kermain56630 Langonnet
Propriété privée
Crédit photo : Lanzonnet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle
Construction du manoir
2 février 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, à l'exclusion des communs (cad. K 849, 909) : inscription par arrêté du 22 février 1980

Personnages clés

Information non disponible - Seigneurs de Kermain (anonymes) Propriétaires initiaux, non nommés dans les sources.

Origine et histoire du Manoir de Kermain

Le manoir de Kermain, situé à Langonnet dans le Morbihan, a été construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Il remplace une ancienne motte castrale abandonnée par les seigneurs locaux. Le site se distingue par son organisation autour d’une cour rectangulaire dallée, encadrée par un logis principal au sud, des dépendances, une chapelle au nord-ouest, et un puits. L’architecture du logis, avec sa tour d’escalier circulaire en demi-hors-œuvre et ses façades en moellons soigneusement appareillés, reflète le prestige de ses propriétaires d’époque.

Les façades et toitures du manoir (à l’exclusion des communs) ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 2 février 1980, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale. Le plan du manoir, composé de trois corps de bâtiments alignés aux pignons décroissants, et son escalier à vis intégré en façade ouest, illustrent les évolutions architecturales de la Renaissance bretonne. Des remaniements postérieurs ont modifié certains éléments, mais l’ensemble conserve une unité stylistique marquée par cette période charnière entre Moyen Âge et époque moderne.

Le manoir de Kermain s’inscrit dans un contexte régional où les seigneurs locaux, abandonnant progressivement les fortifications médiévales, privilégient des résidences plus confortables et représentatives de leur statut. La présence d’une chapelle privée au sein de l’ensemble souligne le rôle à la fois résidentiel, économique (via les dépendances agricoles) et spirituel de ces demeures. La chapelles privées étaient alors courantes dans les manoirs bretons, servant à la fois de lieu de culte pour la famille seigneuriale et de marqueur de son influence sur les terres environnantes.

Liens externes

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