Frise chronologique
1376
Chapelle de La Roche-Derrien
Chapelle de La Roche-Derrien
1376 (≈ 1376)
Commande par les mêmes seigneurs
fin XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIVe siècle (≈ 1495)
Pour Rolland de Kersaliou et Méance Taupin
XVIe siècle
Remaniements majeurs
Remaniements majeurs
XVIe siècle (≈ 1650)
Adaptation à la Renaissance
XIXe siècle
Conversion en ferme
Conversion en ferme
XIXe siècle (≈ 1865)
Destruction partielle du logis
10 juin 1932
Protection partielle
Protection partielle
10 juin 1932 (≈ 1932)
Inscription façades et toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. AB 356 à 360) : inscription par arrêté du 10 juin 1932
Personnages clés
| Rolland de Kersaliou - Seigneur et commanditaire |
Proprio initial avec Méance Taupin |
| Méance Taupin - Épouse de Rolland |
Co-commanditaire du manoir |
| Jean IV de Montfort - Duc de Bretagne |
Lié à la châtellenie locale |
Origine et histoire
Le manoir de Kersaliou est initialement construit à la fin du XIVe siècle, probablement pour Rolland de Kersaliou et son épouse Méance Taupin, seigneurs liés à Jean IV de Montfort, duc de Bretagne. Ce couple, également commanditaire de la chapelle sud de l’église de La Roche-Derrien en 1376, incarne l’aristocratie locale sous l’autorité ducale. Le manoir, conçu comme un logis-porte en schiste, reflète leur pouvoir territorial et leur piété, avec des détails architecturaux inspirés des édifices religieux voisins, comme les moulurations des arcs.
Au XVIe siècle, le manoir subit des remaniements majeurs, marquant son adaptation aux évolutions résidentielles de la Renaissance. Cependant, son déclin s’amorce au XIXe siècle lors de sa conversion en ferme : le logis principal est détruit et remplacé par des bâtiments agricoles, ne laissant intact que le logis-porte, aujourd’hui proche de son état d’origine. Ces transformations illustrent le passage d’une résidence seigneuriale à une exploitation rurale, typique des mutations sociales bretonnes.
Classé à l’inventaire général du patrimoine culturel et partiellement protégé depuis 1932 (façades et toitures), le manoir de Kersaliou incarne la mémoire des familles nobles bretonnes et leur héritage architectural. Son blason effacé et ses niches trilobées, inspirées de l’art religieux local, soulignent les liens étroits entre pouvoir laïc et sacré à la fin du Moyen Âge. Les sources, dont Monuments historiques et Wikipedia, confirment son ancrage dans l’histoire des Côtes-d’Armor et de la châtellenie de La Roche-Derrien.