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Manoir de Kersaliou à Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Kersaliou

    Route de Roscoff
    29250 Saint-Pol-de-Léon
Propriété privée
Manoir de Kersaliou
Manoir de Kersaliou
Manoir de Kersaliou
Manoir de Kersaliou
Manoir de Kersaliou
Manoir de Kersaliou
Crédit photo : Kergourlay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1376
Chapelle de La Roche-Derrien
fin XIVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Remaniements majeurs
XIXe siècle
Conversion en ferme
10 juin 1932
Protection partielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AB 356 à 360) : inscription par arrêté du 10 juin 1932

Personnages clés

Rolland de Kersaliou - Seigneur et commanditaire Proprio initial avec Méance Taupin
Méance Taupin - Épouse de Rolland Co-commanditaire du manoir
Jean IV de Montfort - Duc de Bretagne Lié à la châtellenie locale

Origine et histoire

Le manoir de Kersaliou est initialement construit à la fin du XIVe siècle, probablement pour Rolland de Kersaliou et son épouse Méance Taupin, seigneurs liés à Jean IV de Montfort, duc de Bretagne. Ce couple, également commanditaire de la chapelle sud de l’église de La Roche-Derrien en 1376, incarne l’aristocratie locale sous l’autorité ducale. Le manoir, conçu comme un logis-porte en schiste, reflète leur pouvoir territorial et leur piété, avec des détails architecturaux inspirés des édifices religieux voisins, comme les moulurations des arcs.

Au XVIe siècle, le manoir subit des remaniements majeurs, marquant son adaptation aux évolutions résidentielles de la Renaissance. Cependant, son déclin s’amorce au XIXe siècle lors de sa conversion en ferme : le logis principal est détruit et remplacé par des bâtiments agricoles, ne laissant intact que le logis-porte, aujourd’hui proche de son état d’origine. Ces transformations illustrent le passage d’une résidence seigneuriale à une exploitation rurale, typique des mutations sociales bretonnes.

Classé à l’inventaire général du patrimoine culturel et partiellement protégé depuis 1932 (façades et toitures), le manoir de Kersaliou incarne la mémoire des familles nobles bretonnes et leur héritage architectural. Son blason effacé et ses niches trilobées, inspirées de l’art religieux local, soulignent les liens étroits entre pouvoir laïc et sacré à la fin du Moyen Âge. Les sources, dont Monuments historiques et Wikipedia, confirment son ancrage dans l’histoire des Côtes-d’Armor et de la châtellenie de La Roche-Derrien.

Liens externes