Frise chronologique
fin XIVe - début XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIVe - début XVe siècle (≈ 1525)
Première mention de Ker Guegant (1426).
1635-1645
Reconstruction du bâti actuel
Reconstruction du bâti actuel
1635-1645 (≈ 1640)
Période des travaux majeurs.
1815
Restauration par Vincente Logou
Restauration par Vincente Logou
1815 (≈ 1815)
Aspect contemporain donné au manoir.
17 septembre 1964
Inscription partielle (porte)
Inscription partielle (porte)
17 septembre 1964 (≈ 1964)
Classement aux monuments historiques.
2021
Lauréat Vieilles Maisons Françaises
Lauréat Vieilles Maisons Françaises
2021 (≈ 2021)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte (cad. C 296) : inscription par arrêté du 17 septembre 1964
Personnages clés
| Guillaume du Tertre - Seigneur de Kervégan (1426) |
Premier propriétaire attesté, famille des Tertres. |
| Renée du Tertre - Dernière héritière des Tertres |
Épouse François du Boisgelin en 1612. |
| François du Boisgelin - Seigneur par mariage (1612) |
Transmet Kervégan aux Boisgelin. |
| Gabriel du Boisgelin - Dernier Boisgelin à Kervégan |
Mort noyé en 1691 sans héritier. |
| René-Fiacre de Kergariou - Conseiller au Parlement (1756-1785) |
Propriétaire au XVIIIe siècle, procès de prééminences. |
| Vincente Logou - Propriétaire restaurateur (1815) |
Donne l’aspect actuel au manoir. |
Origine et histoire
Le manoir de Kervégan, situé au lieu-dit Kerlaouénan dans l’ancienne commune de Servel (aujourd’hui rattachée à Lannion, Côtes-d’Armor), remonte probablement à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. Il est historiquement lié à la seigneurie de Kervégan, bordée par les seigneuries de Kervouric, Keradrivin et Traou Léguer, ainsi que par le fleuve Léguer au sud. Le bâti actuel date principalement des années 1635-1645, avec une restauration majeure en 1815 par Vincente Logou, qui lui donna son aspect contemporain. Le domaine comprenait autrefois un moulin, un pigeonnier, et une chapelle primitive dédiée à Saint-Nicodème, située à 150 mètres au sud-ouest.
Le manoir fut tenu par trois grandes familles : les des Tertres (attestés dès 1426 avec Guillaume du Tertre), les du Boisgelin (à partir du mariage de François du Boisgelin avec Renée du Tertre en 1612), et les de Kergariou (propriétaires au XVIIIe siècle). Un inventaire du XVIIIe siècle mentionne des écussons sculptés, dont ceux des seigneurs du Tertre et de Kergariou, ainsi que des reliques et un grand vitrail. Le site, autrefois doté d’une motte castrale, fut partiellement pillé au XXe siècle, perdant des éléments architecturaux comme une cheminée ornée du collier de l’ordre du Saint-Esprit, exportée vers une villa côtière.
La seigneurie de Kervégan, bien que sans « droit de justice », jouissait de privilèges comme le « droit de maout » (moulin) et le « droit de colombier ». La chapelle Saint-Nicodème, fondée par la famille des Tertres, fit l’objet d’un procès de prééminences en 1756 sous René-Fiacre de Kergariou, conseiller au Parlement de Bretagne. Le manoir, très dégradé, fut partiellement protégé en 1964 (inscription de sa porte aux monuments historiques). En 2021, il figura parmi les lauréats des Vieilles Maisons Françaises pour les châteaux et demeures historiques.
Les archives départementales des Côtes-d’Armor conservent des documents liés à la seigneurie (série 1 E) et à la famille de Kervégan (série 2 E), ainsi que des plans cadastraux napoléoniens (1826) attestant de l’emplacement du moulin et du pigeonnier, aujourd’hui disparus. Le puits et certaines pierres sculptées (blasons, linteaux) subsistent, témoignant de son passé noble.
Le manoir illustre l’évolution architecturale et sociale des domaines seigneuriaux bretons, passant d’une motte médiévale à une résidence Renaissance, puis à une exploitation agricole après la Révolution. Son histoire reflète aussi les alliances matrimoniales entre familles nobles locales (Tertres, Boisgelin, Kergariou) et leur déclin progressif, marqué par des ventes successives et des restaurations tardives.
Devenir actuel
En cours de restauration...
Exposition temporaire
Non
Anciennes Provinces
Bretagne
Label(s)
Monument historique
Période de construction
15ème siècle