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Manoir de Kervégan (en Servel) à Lannion en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Kervégan (en Servel)

    45 Chemin de Kerwegan
    22300 Lannion
Propriété privée
manoir de kervegan en servel
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Manoir de Kervégan en Servel
Manoir de Kervégan en Servel
Manoir de Kervégan en Servel
Manoir de Kervégan en Servel
Crédit photo : Kervegan4936 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
fin XIVe - début XVe siècle
Construction initiale
1635-1645
Reconstruction du bâti actuel
1815
Restauration par Vincente Logou
17 septembre 1964
Inscription partielle (porte)
2021
Lauréat Vieilles Maisons Françaises
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte (cad. C 296) : inscription par arrêté du 17 septembre 1964

Personnages clés

Guillaume du Tertre - Seigneur de Kervégan (1426) Premier propriétaire attesté, famille des Tertres.
Renée du Tertre - Dernière héritière des Tertres Épouse François du Boisgelin en 1612.
François du Boisgelin - Seigneur par mariage (1612) Transmet Kervégan aux Boisgelin.
Gabriel du Boisgelin - Dernier Boisgelin à Kervégan Mort noyé en 1691 sans héritier.
René-Fiacre de Kergariou - Conseiller au Parlement (1756-1785) Propriétaire au XVIIIe siècle, procès de prééminences.
Vincente Logou - Propriétaire restaurateur (1815) Donne l’aspect actuel au manoir.

Origine et histoire

Le manoir de Kervégan, situé au lieu-dit Kerlaouénan dans l’ancienne commune de Servel (aujourd’hui rattachée à Lannion, Côtes-d’Armor), remonte probablement à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle. Il est historiquement lié à la seigneurie de Kervégan, bordée par les seigneuries de Kervouric, Keradrivin et Traou Léguer, ainsi que par le fleuve Léguer au sud. Le bâti actuel date principalement des années 1635-1645, avec une restauration majeure en 1815 par Vincente Logou, qui lui donna son aspect contemporain. Le domaine comprenait autrefois un moulin, un pigeonnier, et une chapelle primitive dédiée à Saint-Nicodème, située à 150 mètres au sud-ouest.

Le manoir fut tenu par trois grandes familles : les des Tertres (attestés dès 1426 avec Guillaume du Tertre), les du Boisgelin (à partir du mariage de François du Boisgelin avec Renée du Tertre en 1612), et les de Kergariou (propriétaires au XVIIIe siècle). Un inventaire du XVIIIe siècle mentionne des écussons sculptés, dont ceux des seigneurs du Tertre et de Kergariou, ainsi que des reliques et un grand vitrail. Le site, autrefois doté d’une motte castrale, fut partiellement pillé au XXe siècle, perdant des éléments architecturaux comme une cheminée ornée du collier de l’ordre du Saint-Esprit, exportée vers une villa côtière.

La seigneurie de Kervégan, bien que sans « droit de justice », jouissait de privilèges comme le « droit de maout » (moulin) et le « droit de colombier ». La chapelle Saint-Nicodème, fondée par la famille des Tertres, fit l’objet d’un procès de prééminences en 1756 sous René-Fiacre de Kergariou, conseiller au Parlement de Bretagne. Le manoir, très dégradé, fut partiellement protégé en 1964 (inscription de sa porte aux monuments historiques). En 2021, il figura parmi les lauréats des Vieilles Maisons Françaises pour les châteaux et demeures historiques.

Les archives départementales des Côtes-d’Armor conservent des documents liés à la seigneurie (série 1 E) et à la famille de Kervégan (série 2 E), ainsi que des plans cadastraux napoléoniens (1826) attestant de l’emplacement du moulin et du pigeonnier, aujourd’hui disparus. Le puits et certaines pierres sculptées (blasons, linteaux) subsistent, témoignant de son passé noble.

Le manoir illustre l’évolution architecturale et sociale des domaines seigneuriaux bretons, passant d’une motte médiévale à une résidence Renaissance, puis à une exploitation agricole après la Révolution. Son histoire reflète aussi les alliances matrimoniales entre familles nobles locales (Tertres, Boisgelin, Kergariou) et leur déclin progressif, marqué par des ventes successives et des restaurations tardives.

Devenir actuel

En cours de restauration...

Exposition temporaire

Non

Animation temporaire

Non

Liens externes

Anciennes Provinces

  • Bretagne
  • Label(s)

  • Monument historique
  • Période de construction

  • 15ème siècle