Frise chronologique
1201
Première mention du toponyme
Première mention du toponyme
1201 (≈ 1201)
Archives de l'abbaye Saint-Florent de Saumur
XVe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
XVe siècle (≈ 1550)
Style gothique, tour d’escalier pentagonale
XVe-XVIe siècle
Possession de Jacques de Beaune
Possession de Jacques de Beaune
XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Surintendant des finances de François Ier
1722-1725
Acquisition contestée par Destouches
Acquisition contestée par Destouches
1722-1725 (≈ 1724)
Vente annulée par décision judiciaire
16 juin 1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
16 juin 1978 (≈ 1978)
Façades, toiture et cheminée protégées
2019
Début de la réhabilitation
Début de la réhabilitation
2019 (≈ 2019)
Projet de restauration en cours
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades, toitures et cheminée intérieure (cad. A 154) : inscription par arrêté du 16 juin 1978
Personnages clés
| Jacques de Beaune - Surintendant des finances |
Propriétaire du fief fin XVe-début XVIe |
| Philippe Néricault Destouches - Acheteur éphémère en 1722 |
Contesté par le propriétaire de la Roche |
Origine et histoire
Le manoir de l'Ortière, également appelé manoir d'Ortières, est un édifice du XVe siècle situé à Monts, en Indre-et-Loire. Son toponyme, attesté dès 1201 dans des archives de l'abbaye Saint-Florent de Saumur, pourrait dériver du latin orbitaria (« lieu boueux »), évoquant un sol lourd marqué par les ornières. À la charnière des XVe et XVIe siècles, le fief appartient à Jacques de Beaune, surintendant des finances de François Ier, parmi ses nombreuses possessions.
Au XVIIe siècle, le manoir, transformé en métairie agricole, se dégrade faute d’entretien régulier. En 1722, Philippe Néricault Destouches l’acquiert, mais une contestation judiciaire l’oblige à le revendre en 1725. Une description de 1779 révèle des éléments disparus depuis, comme un colombier surmontant le portail. Au XIXe siècle, des communs jugés disgracieux sont ajoutés, puis démolis au XXIe siècle. Seuls subsistent le logis principal, encadré de deux bâtiments bas, et une tourelle d’escalier pentagonale.
Le manoir est partiellement inscrit aux monuments historiques en 1978 pour ses façades, sa toiture et une cheminée intérieure. Son état s’est détérioré au XXIe siècle, malgré des tentatives de réhabilitation depuis 2019. Le site, isolé sur un plateau au nord de Monts, près de la limite avec Joué-lès-Tours, conserve des traces de son architecture gothique : fenêtres à meneaux, escalier à vis, et murs à colombages. Le cadastre napoléonien atteste d’un ensemble plus vaste, aujourd’hui réduit.
Architecturalement, le logis rectangulaire présente deux pignons élevés et une tour d’escalier centrale, caractéristique des petites gentilhommières du XVe siècle. La façade sud, autrefois ornée de fenêtres gothiques, a subi des modifications au XVIIIe siècle. La porte d’entrée, richement décorée, et une fenêtre d’origine subsistent, tandis que les percements de l’étage, murés puis rouverts, ont perdu leurs meneaux travaillés. Le puits de la cour et le four attestennt de son usage domestique passé.