Frise chronologique
1647
Construction du manoir
Construction du manoir
1647 (≈ 1647)
Style Renaissance bretonne, granit et toits Louis XIII
1757
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire
1757 (≈ 1757)
Passage aux Colas de la Barre
1793-1794
Rôle pendant la Révolution
Rôle pendant la Révolution
1793-1794 (≈ 1794)
Refuge pour persécutés et réseau d’évasion
28 juin 1972
Classement monument historique
Classement monument historique
28 juin 1972 (≈ 1972)
Protection façades, toitures et décors intérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salle à manger ; salon au rez-de-chaussée, chambre au premier étage avec leur décor (cad. N 100) : inscription par arrêté du 28 juin 1972
Personnages clés
| René Arthur Ladvocat de la Baronnais - Ancien seigneur propriétaire |
Décédé en 1757, transmettra le manoir |
| François-Claude Colas de la Barre - Nouveau seigneur en 1757 |
Change de nom pour de la Baronnais |
| François-Pierre Colas de la Barre - Seigneur pendant la Révolution |
Aide les traqués à fuir vers Jersey |
| Renée-Rose Colas de la Barre - Survivante des noyades de Nantes |
Mariage clandestin dans la salle à manger |
| Louis-Gaston de Sonis - Propriétaire jusqu’en 1925 |
Dernier descendant direct propriétaire |
Origine et histoire
Le manoir de la Baronnais, construit au 2e quart du XVIIe siècle (1647), incarne le style Renaissance bretonne avec ses toits imposants, ses cheminées monumentales et ses grilles en fer forgé ornées de croix et fleurs de lys. À l’intérieur, le rez-de-chaussée abrite une entrée vaste, une cuisine au sol de pierres de Saint-Cast, et un salon-salle à manger aux boiseries et cheminées en marbre d’époque. L’escalier en granit dessert deux étages aux pièces préservées, tandis qu’un jardin à la française structuré en terrasses, puits profonds et allées de buis complète l’ensemble.
Le manoir est indissociable de l’histoire de la famille Ladvocat de la Baronnais, puis des Colas de la Barre qui en héritent en 1757. Pendant la Révolution, il devient un refuge pour les persécutés, avec un réseau clandestin menant à la plage via des tunnels légendaires. La famille, décimée par les événements, voit l’une de ses filles, Renée-Rose, échapper aux noyades de Nantes et se marier en secret dans la salle à manger. Le domaine passe ensuite aux Gouyon Matignon et de Sonis jusqu’en 1925, avant d’être acquis par des propriétaires privés comme Mme Sassoon ou les Drouin (depuis 1955).
Classé monument historique en 1972, le manoir protège ses façades, toitures, et décors intérieurs (salon, salle à manger, chambre). Son histoire mêle féodalité (droits de justice et passage Dinard-Saint-Malo), Résistance (réseau d’évasion vers Jersey), et patrimoine architectural, avec des éléments comme les deux puits profonds ou la terrasse ornée de cèdres bleus. Aujourd’hui, il reste un témoignage intact de la vie seigneuriale bretonne du XVIIe au XXe siècle.