Frise chronologique
XIIe siècle
Origine partielle
Origine partielle
XIIe siècle (≈ 1250)
Une partie du manoir remonte à cette période.
1624
Première mention historique
Première mention historique
1624 (≈ 1624)
Acte de baptême citant un « seigneur de la Bruère ».
XVIe siècle
Construction principale
Construction principale
XVIe siècle (≈ 1650)
Ensemble des bâtiments daté de cette époque.
1650
Propriété de Jean Dreux
Propriété de Jean Dreux
1650 (≈ 1650)
Procureur du roi à Chinon, propriétaire du manoir.
3 décembre 1962
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
3 décembre 1962 (≈ 1962)
Protection des façades et toitures des bâtiments nord.
XXe siècle
Réunification de la propriété
Réunification de la propriété
XXe siècle (≈ 2007)
Le manoir retrouve son unité après des morcellements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments Nord ; tour (cad. B 934) : inscription par arrêté du 3 décembre 1962
Personnages clés
| Jean Dreux - Procureur du roi à Chinon |
Propriétaire du manoir en 1650. |
| Seigneur de la Bruère (1624) - Premier propriétaire mentionné |
Cité dans un acte de baptême. |
Origine et histoire
Le manoir de La Bruère, parfois confondu avec le manoir de la Chancellerie voisin, est une maison de notable située à Huismes, en Indre-et-Loire. Construit principalement au XVIe siècle, il a subi des remaniements aux XVIIIe et XIXe siècles. Ses façades et toitures les moins modifiées, ainsi qu’une tour d’angle intérieure, ont été inscrites aux monuments historiques en 1962. Le manoir se compose de deux bâtiments en équerre autour d’une cour, avec un corps de logis principal flanqué de tours carrées aux extrémités, dont l’une a été arasée.
L’histoire documentée du manoir débute en 1624, avec une mention d’un « seigneur de la Bruère » dans un acte de baptême. Au fil des siècles, la propriété a été morcelée par des successions et des ventes, avant d’être réunifiée au XXe siècle. Une partie du manoir remonte cependant au XIIe siècle, bien que l’essentiel des constructions date du XVIe siècle. Les transformations ultérieures, notamment au XVIIIe ou XIXe siècle, ont modifié certaines structures, comme la charpente du comble, rabaissée sur la partie sud.
Le manoir comprend des éléments architecturaux remarquables, tels qu’un porche d’entrée transformé en passage couvert, une tour polygonale dans l’angle rentrant, et une cave constituée de galeries creusées dans le jardin. En 1650, le manoir appartenait à Jean Dreux, procureur du roi à Chinon, marquant l’une des rares traces de ses propriétaires historiques. Les façades nord et la tour ont été protégées par un arrêté du 3 décembre 1962, soulignant leur valeur patrimoniale.
L’aile nord, perpendiculaire au corps de logis, semble avoir été construite en deux étapes, avec une partie plus ancienne près du bâtiment principal. La tour polygonale, ouverte au rez-de-chaussée par une porte surmontée de trois baies, a également été arasée. Malgré les modifications, le manoir conserve des traces de son passé médiéval et Renaissance, comme deux cheminées de la seconde moitié du XVIe siècle, illustrant l’évolution architecturale de la Touraine.