Construction principale XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de l'ensemble des bâtiments et des cheminées.
XVIIe siècle
Première mention historique
Première mention historique XVIIe siècle (≈ 1750)
Le manoir apparaît dans les actes et est associé à un seigneur.
XVIIIe siècle
Remaniements majeurs
Remaniements majeurs XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modifications architecturales et restructurations.
1962
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1962 (≈ 1962)
Protection des façades et toitures des bâtiments nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments Nord ; tour (cad. B 934) : inscription par arrêté du 3 décembre 1962
Personnages clés
Jean Dreux
Procureur du roi à Chinon et propriétaire du manoir en 1650.
Origine et histoire du Manoir de La Bruère
Le manoir de La Bruère, parfois improprement appelé manoir de la Chancellerie, est une maison de notable située à Huismes (Indre-et-Loire), à l'est de la rue des Bas-Jardins, en vis‑à‑vis du bâtiment souvent confondu avec lui. L'édifice apparaît dans les actes au début du XVIIe siècle ; en 1624 un baptême mentionne un « seigneur de la Bruère » et, en 1650, la propriété appartient à Jean Dreux, procureur du roi à Chinon. Au cours des siècles la propriété a été morcelée puis, après des ventes et partages — l'un des actes de 1855 évoque une subdivision — elle retrouve son unité au XXe siècle. Une partie ancienne du manoir est attribuée aux XIIe et/ou XIIIe siècles, tandis que l'ensemble des bâtiments date principalement du XVIe siècle ; des remaniements ont également eu lieu aux XVIIIe et/ou XIXe siècles. Deux cheminées proviennent de la seconde moitié du XVIe siècle. Les façades et les toitures les moins remaniées des bâtiments nord ainsi que la tour d'angle intérieure ont été inscrites au titre des monuments historiques en 1962. Le manoir se compose de deux corps de bâtiment en équerre autour d'une cour intérieure, le corps principal s'étirant du nord au sud. Côté rue, le corps principal est flanqué à ses deux extrémités de tours carrées formant avant‑corps ; la tour méridionale est toutefois arasée à la hauteur du mur gouttereau. Le comble, qui était couvert d'une haute charpente élancée, a été rabaissé sur une grande partie sud du bâtiment. Les baies présentent un unique meneau horizontal. L'accès à la cour se fait par un porche central, transformé en passage couvert : il est muré côté rue sauf pour un guichet latéral, mais reste partiellement ouvert côté cour. L'aile nord paraît avoir été construite en deux campagnes, la travée jouxtant le corps principal étant la plus ancienne. Dans l'angle rentrant entre le corps et l'aile septentrionale se dresse une tourelle d'escalier polygonale, ouverte au rez‑de‑chaussée par une porte surmontée de trois baies, elle aussi partiellement arasée. La cave n'est pas sous les bâtiments mais constituée de deux galeries creusées dans le sol du jardin. L'ensemble offre l'exemple d'un édifice doté de deux tourelles d'escalier encadrant un portail d'entrée surmonté d'une galerie, avec des pavillons sur la façade sur rue.