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Manoir de la Chaperonnière à Jallais en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de la Chaperonnière

    La Chaperonnière
    49510 Beaupréau-en-Mauges
Propriété privée
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2e moitié du XVe siècle
Construction du manoir
1609
Vente à Charles II de Cossé
1832
Épisode vendéen tragique
vers 1850
Rachat par Louis III Courtois
1978
Première inscription MH
2020
Extension de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du manoir et des communs ; puits ; ancienne chapelle (cad. H 83, 664, 724) : inscription par arrêté du 29 décembre 1978 ; Le corps du logis, en totalité, à l'exception des pièces du rez-de-chaussée de la partie ouest et de la dépendance adossée à la façade nord du manoir de la Chaperonnière à Jallais, nouvelle commune de Beaupréau-en-Mauges, figurant au cadastre section 162 WT sur les parcelles 127, 283, 295, et telles que délimitées par un trait rouge et un plein/aplat sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 23 décembre 2020

Personnages clés

Jehan II du Plessis de La Bourgonnière - Seigneur constructeur Commanditaire présumé du manoir au XVe siècle.
Guyonne de la Rochefoucault - Épouse de Jehan II Armes accolées sur la porte de la tour.
Jean Chaperon - Chevalier croisé (XIe s.) Légende du retour après sept ans.
Louis III Courtois - Propriétaire au XIXe siècle Restaure partiellement le manoir.
Jacques-Joseph de Cathelineau - Victime des soulèvements vendéens Exécuté en 1832 sur le domaine.
Charles de Vaudrey - Propriétaire (XVIe s.) Mignon d’Henri III, vend la Chaperonnière.

Origine et histoire

Le manoir de la Chaperonnière, situé à Jallais (aujourd’hui intégrée à Beaupréau-en-Mauges), est un édifice emblématique de l’Anjou du XVe siècle. Construit dans la seconde moitié du XVe siècle, il représente l’architecture seigneuriale de l’époque, avec des éléments conservés comme des encadrements de baies, des cheminées, et une tour d’escalier ornée d’un fleuron. Le domaine, initialement propriété de la famille Chaperon jusqu’à la fin du XVe siècle, passe ensuite aux du Plessis de La Bourgonnière, dont les armes figurent sur la porte de la tour.

Le manoir, partiellement restauré au XIXe siècle, conserve des traces de son passé médiéval, notamment des carreaux de terre cuite et des menuiseries d’origine. Il est inscrit aux monuments historiques en 1978 pour ses façades, toitures, puits, chapelle et corps de logis, avec une extension de protection en 2020. Le site inclut aussi un moulin à eau sur l’Èvre, aujourd’hui divisé en plusieurs propriétés. Son histoire est marquée par des alliances familiales, des ventes successives (notamment aux Cossé, Colbert et Rougé), et un épisode tragique en 1832 lors des soulèvements vendéens.

Au XIXe siècle, le manoir est racheté par Louis III Courtois, qui le transforme en résidence de campagne. La famille Courtois le conserve jusqu’à son inscription en 1978. Le manoir illustre l’évolution des élites locales, des seigneurs médiévaux (comme les Chaperon, croisés au XIe siècle) aux familles nobles des siècles suivants. Son architecture, proche de celle du manoir de Belligan (1440-1450), en fait un témoin majeur du patrimoine angevin.

La légende locale évoque Jean Chaperon, parti en 1086 combattre les Sarrasins en Espagne et revenu sept ans plus tard, le jour du remariage de son épouse. Bien que ce récit relève davantage du folklore, il souligne l’ancrage historique de la famille Chaperon en Anjou. Le manoir, avec ses lucarnes et sa tour d’escalier, incarne à la fois la puissance seigneuriale médiévale et les transformations ultérieures, notamment sous l’Ancien Régime et la Restauration.

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