Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle romane encore visible aujourd’hui.
XIIIe siècle (partiel)
Mur de l’aile sud
Mur de l’aile sud
XIIIe siècle (partiel) (≈ 1350)
Reconstruction partielle au XVIe siècle.
XVe siècle
Bâtiment principal et tour
Bâtiment principal et tour
XVe siècle (≈ 1550)
Logement, greniers et tour défensive édifiés.
24 mai 1948
Classement monument historique
Classement monument historique
24 mai 1948 (≈ 1948)
Protection des éléments clés du manoir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de la cour ; bâtiments Nord et Ouest ; ruines de la chapelle ; tour Nord-Est : inscription par arrêté du 24 mai 1948
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun personnage. |
Origine et histoire
Le manoir de la Chatière, situé à Abilly (Indre-et-Loire), est un édifice dont les origines remontent aux XIIe et XVe siècles. Ce monument historique, inscrit le 24 mai 1948, était un fief dépendant des baronnies de la Haye et du Grand-Pressigny. Il illustre l’architecture défensive et seigneuriale de la région, avec des éléments préservés comme une chapelle romane et une tour cylindrique percée de meurtrières.
De l’ancien château subsistent plusieurs structures marquantes : un long bâtiment du XVe siècle, partiellement habité et utilisé comme grenier, ainsi qu’une aile en retour d’équerre dont certains murs datent probablement du XIIIe siècle, reconstruits au XVIe. La porte d’entrée principale, la chapelle du XIIe siècle et une tour de défense coiffée d’une toiture conique ornée de lucarnes sculptées complètent cet ensemble. Ces éléments, protégés par arrêté en 1948, témoignent de l’évolution architecturale du site sur plusieurs siècles.
Le manoir de la Chatière incarne le patrimoine médiéval et Renaissance de la Touraine, région où les fiefs locaux jouaient un rôle clé dans l’organisation territoriale et la défense. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance pour la compréhension des systèmes seigneuriaux et des techniques de construction entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Les vestiges, comme les meurtrières et les sculptures animales, rappellent aussi les préoccupations militaires et artistiques de leurs bâtisseurs.