Construction du manoir XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction initiale du manoir de la Chevallerie.
1986
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1986 (≈ 1986)
Le manoir est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de logis, en totalité, et portail d'entrée au sud-est, avec la tour voisine (cad. A 457) : classement par arrêté du 24 juillet 1986 ; Le manoir et ses dépendances à l'exception des parties classées : inscription par arrêté du 24 juillet 1986
Origine et histoire du Manoir de la Chevallerie
Le manoir de la Chevallerie est situé à Sainte-Cérotte (Sarthe). Il a été inscrit au titre des monuments historiques par un arrêté du 24 juillet 1986. Historiquement, le manoir s'écrivait « Chevalerie » (un seul l), orthographe visible sur la carte Jaillot de 1706. Le lieu-dit se trouve au nord de la route D13, entre Saint-Calais et Le Grand-Lucé, à la limite entre Sainte-Cérotte et Val-d'Étangson. Le nom évoque l'habitation d'un chevalier en tant que patronyme : le nom propre Chevalier est très fréquent dans la Sarthe et s'applique surtout à des fermes, plus rarement à des fiefs ou à des demeures seigneuriales, dont quatre exemples sont signalés à Arçonnay, Flée, Le Grand-Lucé et Parigné-le-Pôlin. Installée à l'écart du chef-lieu paroissial, la Chevalerie illustre le type de maison seigneuriale isolée, située en campagne et destinée à valoriser ses terroirs. Le droit de fortifier un logis seigneurial était réservé aux seigneuries ayant le rang de châtellenie, un statut que, dans la hiérarchie locale, seules les seigneuries de Maisoncelle et de Saint-Calais possédaient ; la coutume du Maine ne reconnaît ce droit qu'aux seigneurs châtelains. Aucune charte ou autorisation relative au droit de fortifier la Chevallerie n'a été retrouvée, mais le site présente néanmoins des aménagements défensifs. Sur le logis principal se remarque une bretèche au-dessus de la porte d'entrée, bâtie sur trois mâchicoulis, et toutes les fenêtres du rez-de-chaussée sont protégées par des grilles de fer ; à l'exception de ces éléments, le corps de logis offre peu d'ornements défensifs. C'est surtout l'enceinte qui distingue la Chevalerie des exploitations agricoles voisines : un mur continu relie les bâtiments, la clôture est flanquée de deux tours rondes et percée d'une grande porte. Dans la seule tour subsistante, plusieurs meurtrières sont encore visibles et devaient permettre de défendre les abords. Des informations complémentaires sont disponibles dans les listes et ressources consacrées au patrimoine local, notamment les listes des châteaux et des monuments historiques de la Sarthe, la base Mérimée et les portails dédiés aux monuments historiques et à la Sarthe.