Frise chronologique
1644
Vente à Charles Bouilly
Vente à Charles Bouilly
1644 (≈ 1644)
Acquisition par un marchand tourangeau.
1687
Propriété de Philippe Trigalleau
Propriété de Philippe Trigalleau
1687 (≈ 1687)
Huissier au bureau des finances.
1795
Vente à Borel et Herman
Vente à Borel et Herman
1795 (≈ 1795)
Changement de propriétaires post-Révolution.
1797
Acquisition par La Roche et Morançais
Acquisition par La Roche et Morançais
1797 (≈ 1797)
Nouveaux propriétaires bourgeoises.
XIXe siècle
Rénovation et extension
Rénovation et extension
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d’ailes et refonte toiture.
1er juin 1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1er juin 1948 (≈ 1948)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du bâtiment central avec les escaliers de pierre, la porte d'entrée Nord du parc et les pavillons Nord-Ouest et Nord-Est (cad. AO) : inscription par arrêté du 1er juin 1948
Personnages clés
| Jean Gascoin - Bourgeois de Tours |
Propriétaire au début du XVIIe. |
| Charles Bouilly - Marchand à Tours |
Acquéreur en 1644, gendre de Pierre de Toulieu. |
| Philippe Trigalleau - Huissier au bureau des finances |
Propriétaire en 1687. |
| Jean-François Bouilly - Receveur des gabelles |
Héritier du manoir en 1756. |
| Jean-Nicolas Bouilly - Dernier Bouilly propriétaire |
Vend la Coudraye en 1795. |
| Mathurin de La Roche - Propriétaire post-révolutionnaire |
Acquéreur en 1797 avec Rosalie Morançais. |
Origine et histoire
Le manoir de la Coudraye, situé à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire, est un édifice dont les origines remontent au XVIIe siècle, avec des modifications notables au XIXe siècle. Inscrit aux monuments historiques le 1er juin 1948, il illustre l’architecture des demeures bourgeoises de Touraine, avec une façade principale ornée d’un fronton triangulaire et des ailes ajoutées ultérieurement.
Au XVIIe siècle, le manoir appartient successivement à des notables tourangeaux. Jean Gascoin, bourgeois de Tours, en est propriétaire dans la première moitié du siècle. En 1644, Charles Bouilly, marchand et gendre du médecin Pierre de Toulieu, l’acquiert. Le domaine passe ensuite entre les mains de Philippe Trigalleau, huissier au bureau des finances de Tours (1687), puis de Paul Jusseaume, un autre bourgeois (1776). La famille Bouilly, notamment Jean-François et Jean-Nicolas, reste liée au manoir jusqu’à sa vente en 1795 à Étienne Borel et Dominique-Armand Herman.
Le manoir change à nouveau de mains en 1797, lorsque Mathurin de La Roche et Rosalie Morançais en deviennent propriétaires. Son architecture reflète son usage résidentiel et administratif, avec des celliers, des salles de servitude, et un parc accessible par une porte en plein cintre. La toiture, refaite au XIXe siècle, coïncide avec l’ajout d’ailes est et ouest, marquant une évolution stylistique et fonctionnelle.
Les éléments protégés depuis 1948 incluent les façades, les toitures du bâtiment central, les escaliers de pierre, ainsi que la porte nord du parc et ses pavillons d’angle. Ces caractéristiques soulignent l’importance patrimoniale du site, témoin des transformations sociales et architecturales de la Touraine entre le XVIIe et le XIXe siècle.
L’histoire du manoir est étroitement liée à celle de la bourgeoisie tourangelle, active dans le commerce, la finance et les offices royaux. Les propriétaires successifs, souvent issus de milieux aisés, ont contribué à façonner son identité, entre résidence privée et symbole de statut social.
Aujourd’hui, le manoir de la Coudraye reste un exemple remarquable du patrimoine local, alliant histoire familiale et héritage architectural. Son inscription aux monuments historiques en fait un lieu d’intérêt pour l’étude des demeures nobles et bourgeoises en Centre-Val de Loire.