Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Demeure fortifiée édifiée, entourée de douves.
Première moitié du XVIe siècle
Rénovation Renaissance
Rénovation Renaissance
Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Ajout d’éléments décoratifs (porte, fenêtres).
1640
Propriété de François Le Roux
Propriété de François Le Roux
1640 (≈ 1640)
Trésorier de France à Caen, sieur de Gonfreville.
1944
Disparition d’une tour
Disparition d’une tour
1944 (≈ 1944)
Seconde tour d’escalier détruite.
14 novembre 1977
Classement partiel
Classement partiel
14 novembre 1977 (≈ 1977)
Inscription des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir et de ses communs (cad. B 72) : inscription par arrêté du 14 novembre 1977
Personnages clés
| François Le Roux - Sieur de Gonfreville et trésorier |
Propriétaire du manoir en 1640. |
Origine et histoire
Le manoir-ferme de la Cour, situé à Gonfreville dans le département de la Manche, est une ancienne demeure fortifiée datant du XVe siècle, profondément remaniée au XVIe et XVIIe siècles. L’édifice, entouré de douves et entièrement clos à l’origine, arbore des éléments architecturaux Renaissance, comme une porte à chapiteaux corinthiens et des fenêtres à meneaux torsadés. Ses façades et toitures, ainsi que celles de ses communs, ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du 14 novembre 1977.
Le manoir appartenait au XVIe siècle à François Le Roux, sieur de Gonfreville et trésorier de France à Caen en 1640. L’ensemble comprend, outre le logis en forme de L, une tour d’escalier à pans coupés (une seconde ayant disparu en 1944), un porche du XVIe siècle orné d’une niche gothique, et des bâtiments d’exploitation aux fenêtres jumelées. À l’intérieur, les portes en accolade et les blasons sculptés, comme celui accompagné de feuilles de chêne sur la porte de l’escalier, témoignent de son prestige passé.
Architecturalement, le manoir illustre la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance, avec des éléments défensifs (douves, fermeture) et des décors raffinés. Sa proximité avec l’église Saint-Manvieu de Gonfreville souligne son rôle central dans le village. Les communs, datant de la même époque, complètent cet ensemble seigneurial, partiellement préservé malgré les destructions de 1944.
La protection au titre des monuments historiques concerne spécifiquement les façades et toitures du manoir et de ses dépendances, comme le précise l’arrêté de 1977. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son importance patrimoniale dans le paysage des manoirs normands, tout en notant des lacunes sur certains aspects de son histoire, comme les usages exacts des espaces intérieurs ou les modifications post-XVIIe siècle.