Construction initiale 2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Édification du logis par les Osmont de Bray.
1660-1690
Agrandissement du manoir
Agrandissement du manoir 1660-1690 (≈ 1675)
Extension à l’ouest et restructuration intérieure.
début du XIXe siècle
Modifications et division
Modifications et division début du XIXe siècle (≈ 1904)
Propriété scindée et transformations architecturales.
28 décembre 2011
Classement monument historique
Classement monument historique 28 décembre 2011 (≈ 2011)
Protection des façades, cheminées et système hydraulique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du logis, ainsi que l'ensemble des cheminées et les deux pièces à feu du rez-de-chaussée, la grange en totalité, le système hydraulique en totalité, y compris le fossé en eau avec ses rives et le pont qui le franchit (cad. A 134, lieudit La Douve, 135, lieudit la Cour de Sainte-Croix) : inscription par arrêté du 28 décembre 2011
Personnages clés
Famille Osmont de Bray - Bâtisseurs initiaux
Propriétaires et commanditaires du manoir au XVe.
Origine et histoire du Manoir de la Cour
Le manoir de la Cour, situé à Sainte-Croix-sur-Orne dans le département de l'Orne, est une demeure emblématique des XVe et XVIIe siècles. Construit par la famille Osmont de Bray, il illustre l’architecture seigneuriale de la région du Houlme, avec ses façades en granit, ses deux poivrières et ses douves en forme de L. Le logis, implanté entre une cour d’exploitation et un système hydraulique, conserve des éléments médiévaux comme les cheminées et les pièces à feu du rez-de-chaussée.
Agrandi entre 1660 et 1690, le manoir subit des modifications au XIXe siècle après le partage de la propriété. Son cartouche d’entrée arbore le blason des Osmont de Bray, tandis que sa porte et ses lucarnes témoignent d’un travail de sculpture soigné. Les communs, tout aussi élaborés, complètent cet ensemble architectural. Inscrit aux monuments historiques en 2011, il protège notamment ses façades, sa grange, et son système hydraulique, incluant un fossé en eau et un pont.
Le manoir passe ultérieurement entre les mains de deux familles seigneurs de Putanges, marquant son ancrage dans l’histoire locale. Bien que certaines parties, comme les charpentes, n’aient pas été étudiées par dendrochronologie, les tourelles à toit en poivrière pourraient refléter un choix esthétique archaïsant. Aujourd’hui, le site reste un témoignage des évolutions architecturales et sociales de la Normandie, de la fin du Moyen Âge à l’époque moderne.