Frise chronologique
1ère moitié du XVIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
1ère moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Période de transition gothique-Renaissance.
5 septembre 2003
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
5 septembre 2003 (≈ 2003)
Protection des décors extérieurs et cheminée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments de décor extérieur de la travée XVIe siècle ; l'intégralité de la pièce où se trouve la cheminée (cad. ZE 27) : inscription par arrêté du 5 septembre 2003
Personnages clés
| Verrocchio - Artiste florentin |
Inspiration pour la cheminée. |
| Léonard de Vinci - Artiste et inventeur |
Influence sur le modèle florentin. |
Origine et histoire
Le manoir de la Danière est un petit manoir seigneurial rural construit dans la première moitié du XVIe siècle à Amné, dans l’actuelle région des Pays de la Loire. Il illustre une période charnière de l’architecture française, combinant des éléments gothiques flamboyants et des influences renaissantes. Son corps de logis, sobre mais élégant, témoigne du statut modeste mais significatif de ses propriétaires, probablement des seigneurs locaux liés à l’exploitation agricole de la région.
La particularité du manoir réside dans son décor architectural, notamment une cheminée inspirée des modèles florentins, attribuables à l’influence d’artistes comme Verrocchio ou Léonard de Vinci. Ce détail révèle une ouverture culturelle remarquable pour une seigneurie rurale de l’époque, suggérant des échanges avec les centres artistiques italiens, peut-être via des artisans itinérants ou des commanditaires éclairés. Ces éléments décoratifs, ainsi que la pièce abritant la cheminée, ont été protégés par une inscription au titre des monuments historiques en 2003.
Le manoir s’inscrit dans le paysage historique du Maine, une région alors marquée par une économie agraire et un réseau de petites seigneuries. Ces résidences, bien que moins imposantes que les châteaux forts ou les demeures aristocratiques, jouaient un rôle central dans l’organisation sociale locale. Elles servaient de lieu de résidence pour les seigneurs ruraux, de centre administratif pour leurs terres, et parfois de symbole de leur alliance avec les courants artistiques émergents, comme en témoigne ici l’adoption précoce de motifs renaissants.