Frise chronologique
XVe siècle
Première mention des Cailleteau
Première mention des Cailleteau
XVe siècle (≈ 1550)
Propriétaires conseillers au parlement de Bretagne.
1740
Propriété des Laurencin
Propriété des Laurencin
1740 (≈ 1740)
Famille d'armateurs aménage orangerie et pavillon.
1789
Achat par les Vilmain
Achat par les Vilmain
1789 (≈ 1789)
Négociants-armateurs nantais deviennent propriétaires.
1794
Incendie par Kléber
Incendie par Kléber
1794 (≈ 1794)
Général occupe puis brûle le manoir.
1796-1809
Reconstruction par Seheult
Reconstruction par Seheult
1796-1809 (≈ 1803)
Architecte rebâtit le logis pour les Vilmain.
2008
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
2008 (≈ 2008)
Protection des façades, douves et décors intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris l'orangerie et la tour de la chapelle ; les plates-formes de la cour et du jardin avec leur douves ; leur mur de clôture et leurs grilles en fer forgé ; le pont et ses vases en terre cuite ; à l'intérieur du corps de logis : cage d'escalier, salon d'honneur et salle à manger avec la pièce contiguë (cad. AB 13, 18, 19, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 3 octobre 2008
Personnages clés
| François-Léonard Seheult - Architecte |
Reconstruit le manoir entre 1796 et 1809. |
| Famille Vilmain - Propriétaires-armateurs |
Rebâtissent le logis vers 1800. |
| Général Kléber - Militaire républicain |
Occupe et incendie le manoir en 1794. |
| Jérôme Bonaparte - Frère de Napoléon Ier |
Visite le manoir sous le Consulat. |
| Famille Laurencin-du Buc de Rivery - Ancien propriétaires-armateurs |
Ajoutent orangerie et pavillon au XVIIIe. |
Origine et histoire
Le manoir de la Dixmerie, situé au Loroux-Bottereau en Loire-Atlantique, est un ancien domaine seigneurial dont les origines remontent au XVIIe siècle. Il se compose d’un logis principal, d’une orangerie, d’une tour de chapelle, et de communs, le tout entouré de douves. Ce site, initialement propriété des familles nobles bretonnes comme les Cailleteau au XVe siècle, a été profondément transformé par les familles Hocquart, Laurencin, et Vilmain entre les XVIIe et XIXe siècles.
Pendant la guerre de Vendée (1793-1796), le manoir est occupé par les généraux républicains Travot (1794) et Kléber, qui l’incendie lors de son repli. Entre 1796 et 1809, l’architecte François-Léonard Seheult reconstruit le logis principal pour la famille Vilmain, négociants-armateurs nantais. Sous le Consulat, le manoir accueille même Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon, en visite avec un membre de la famille Vilmain.
Au XIXe siècle, le domaine change plusieurs fois de mains : vendu en 1834 au Dr Delamare, puis en 1852 au comte Jules Chassain de Fonmartin, il reste dans sa descendance (famille Halna du Fretay) jusqu’à son inscription aux Monuments Historiques en 2008. Les éléments protégés incluent les façades, les toitures, les douves, ainsi que des décors intérieurs datés du début du XIXe siècle.
Le manoir illustre l’évolution architecturale et sociale des domaines ruraux en Pays de la Loire, passant d’une fonction seigneuriale à un lieu de résidence bourgeoise, tout en conservant des traces des conflits révolutionnaires. Son orangerie et sa tour, ajoutées par les Laurencin-du Buc de Rivery, témoignent de l’influence des armateurs nantais dans la région.
Aujourd’hui, le manoir de la Dixmerie reste un exemple remarquable de patrimoine historique ligérien, mêlant héritage médiéval, transformations classiques et mémoire des guerres de Vendée. Son inscription en 2008 souligne sa valeur architecturale et son rôle dans l’histoire locale.