Manoir de la Dixmerie au Loroux-Bottereau en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de la Dixmerie

  • La Dixmerie
  • 44430 Le Loroux-Bottereau
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Propriété des Cailleteau
1740
Acquisition par les Laurencin
1789
Vente aux Vilmain
1794
Incendie pendant la guerre de Vendée
1796-1809
Reconstruction du logis
2008
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, y compris l'orangerie et la tour de la chapelle ; les plates-formes de la cour et du jardin avec leur douves ; leur mur de clôture et leurs grilles en fer forgé ; le pont et ses vases en terre cuite ; à l'intérieur du corps de logis : cage d'escalier, salon d'honneur et salle à manger avec la pièce contiguë (cad. AB 13, 18, 19, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 3 octobre 2008

Personnages clés

Prosper de Colesseau Propriétaire du manoir en 1677.
Antoine Paris Propriétaire du manoir avant la famille Rouxeau.
François-Léonard Seheult Architecte responsable de la reconstruction du logis principal entre 1796 et 1809.
Jérôme Bonaparte Officier de marine ayant reçu l’un des enfants Vilmain sous le Consulat.
Frédéric Arthur Delamare Docteur et époux de Cécile Vilmain, il vendit le manoir en 1834.
Jules Chassain de Fonmartin Comte de Lespinasse, acquéreur du manoir en 1852.

Origine et histoire du Manoir de la Dixmerie

Situé à environ 1,8 km à l'ouest du bourg du Loroux-Bottereau, à la limite de Saint-Julien-de-Concelles, le manoir de la Dixmerie occupe une plate-forme entourée de fossés en eau et comprend des communs. Propriété seigneuriale dès le XVe siècle, il appartenait alors aux Cailleteau, conseillers au parlement de Bretagne. La famille Hocquart a agrandi le logis primitif aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le domaine passa ensuite à Prosper de Colesseau (1677), puis à Antoine Paris et à la famille Rouxeau. En 1740, les Laurencin en devinrent propriétaires ; les armateurs Laurencin-du Buc de Rivery y aménagèrent une orangerie et un pavillon coiffé d’une tour. Ils le vendirent en 1789 à la famille Vilmain, négociants-armateurs nantais. Pendant la guerre de Vendée, le général Travot y fut logé en 1794 et le général Kléber l’occupa avant de l’incendier lors de son repli. Le logis principal fut reconstruit par l’architecte François-Léonard Seheult entre 1796 et 1809, les décors intérieurs datant également de cette période ; sous le Consulat, Jérôme Bonaparte, officier de marine, y reçut l’un des enfants Vilmain. En 1834, le docteur Frédéric Arthur Delamare, époux de Cécile Vilmain, vendit le manoir aux négociants Du Carrey. En 1852, Jules Chassain de Fonmartin, comte de Lespinasse, l’acquit ; il passa ensuite aux héritiers Halna du Fretay. Le manoir de la Dixmerie a été inscrit au titre des monuments historiques en 2008.

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