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Manoir de la Fresnaye à Saint-Aubin-de-Luigné en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de la Fresnaye à Saint-Aubin-de-Luigné

    La Fresnaye
    49190 Saint-Aubin-de-Luigné
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1593
Construction du manoir
XVIIe siècle
Propriété des Fouyer
milieu du XIXe siècle
Achat par Jarret de la Mairie
années 1970
Incendie de la toiture
14 mars 1986
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du manoir, des communs et de la tour ayant servi de pigeonnier ; cheminée de la salle de séjour au rez-de-chaussée ; porte de la galerie au premier étage (cad. D 527) : inscription par arrêté du 14 mars 1986

Personnages clés

Antoine Legras - Constructeur du manoir Bâtit le manoir en 1593.
Louis Fouyer - Propriétaire au XVIIe siècle Premier propriétaire connu après Legras.
Antoine Fouyer - Héritier de Louis Fouyer Successeur au XVIIe siècle.
Jarret de la Mairie - Industriel, acheteur au XIXe siècle Transforma le domaine en site de chaux.

Origine et histoire

Le manoir de la Fresnaye, situé à Saint-Aubin-de-Luigné dans le Maine-et-Loire, fut construit en 1593 par Antoine Legras dans un style Renaissance, durant les guerres de Religion. Ce monument conserve des éléments défensifs comme des douves, un pont-levis et des échauguettes, ainsi qu’une grange-pigeonnier remarquable. À l’intérieur, les pièces d’origine, avec leurs hauts plafonds et cheminées anciennes, témoignent de son passé seigneurial.

Bâti sur un ancien fief relevant de Forges en la Pommeraie, le manoir fut successivement propriété de Louis Fouyer et de son fils Antoine au XVIIe siècle, avant de rester dans la même famille jusqu’au milieu du XIXe siècle. À cette époque, il fut acquis par Jarret de la Mairie, fabricant de chaux, qui y installa cinq fours et des infrastructures industrielles. L’exploitation cessa faute de charbon, laissant place à un vignoble de plus de cent hectares.

Au XXe siècle, un incendie dans les années 1970 détruisit une grande partie de la toiture, restaurée dix ans plus tard. Le manoir, qui accueille aujourd’hui des événements culturels et privés, a retrouvé ses douves et son pont-levis. Inscrit aux monuments historiques en 1986, il illustre l’évolution d’un domaine seigneurial vers une exploitation viticole et culturelle.

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