Troncation du donjon Louis-Philippe et Napoléon III (≈ 3)
Modification architecturale sous la monarchie.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Tour circulaire et premières structures défensives.
XVe–XVIe siècles
Transformations majeures
Transformations majeures XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Ajout d’une tour d’habitation et éléments Renaissance.
milieu du XVIIIe siècle
Vente du manoir
Vente du manoir milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Changement de propriétaire après abandon.
8 septembre 1988
Classement partiel
Classement partiel 8 septembre 1988 (≈ 1988)
Protection de la galerie et cheminée Renaissance.
1977 et 1994
Restaurations successives
Restaurations successives 1977 et 1994 (≈ 1994)
Travaux de préservation par deux propriétaires.
21 décembre 2015
Inscription globale
Inscription globale 21 décembre 2015 (≈ 2015)
Protection étendue à l’ensemble du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Galerie Renaissance ainsi que la cheminée Renaissance du rez-de-chaussée de la grande tour (cad. A 127) : classement par arrêté du 8 septembre 1988 ; Le manoir de la Fresnaye et ses extensions en totalité, les façades et la toiture de la métairie, les installations hydrauliques (y compris le puits), ainsi que l'assiette des sols des parcelles 125 à 127, situés au lieu-dit la Frênaie, sur les parcelles n° 125, n° 126, n° 127, figurant au cadastre section A : inscription par arrêté du 21 décembre 2015
Personnages clés
Information non disponible - Aucun nom cité dans les sources
Les propriétaires historiques ne sont pas identifiés.
Origine et histoire du Manoir de la Fresnaye
Le manoir de la Fresnaye, situé à Saint-Germain-de-la-Coudre dans l’Orne, est l’un des plus anciens manoirs du Perche encore debout, ayant échappé aux incendies de la guerre de Cent Ans. Son architecture reflète des modifications continues depuis le XIVe siècle, avec une tour circulaire percée de meurtrières et des éléments Renaissance remarquables, comme une galerie et une cheminée classées.
Au XVIIe siècle, le manoir est abandonné faute d’entretien, puis vendu au XVIIIe siècle. Sous Louis-Philippe et Napoléon III, son donjon est tronqué. Utilisé comme exploitation agricole jusqu’au milieu du XXe siècle, il est restauré à partir de 1977, puis de nouveau depuis 1994. Ses parties les plus précieuses, dont la galerie Renaissance, sont protégées dès 1988, avant une inscription globale en 2015.
Le domaine inclut aussi des installations hydrauliques (puits) et une métairie, dont les façades et toitures sont préservées. La localisation exacte, La Frênaie, correspond au cadastre section A (parcelles 125–127). Bien que les sources manquent pour certains détails historiques, son évolution architecturale, du Moyen Âge au XIXe siècle, en fait un témoignage rare de l’habitat seigneurial percheron.
La région du Perche, à laquelle appartient Saint-Germain-de-la-Coudre, était historiquement une zone de transition entre la Normandie et le bassin parisien. Les manoirs y jouaient un rôle central dans l’organisation féodale, servant à la fois de résidences seigneuriales et de centres agricoles. La présence de meurtrières et de tours circulaires, comme à la Fresnaye, illustre les besoins défensifs locaux pendant la guerre de Cent Ans.
Aujourd’hui, le manoir allie patrimoine médiéval et renaissant, avec des éléments comme la tour du XIVe siècle ou les cheminées de la Seconde Renaissance. Ces caractéristiques en font un site emblématique de l’Orne, mis en valeur par le parc naturel régional du Perche et les associations locales de préservation, comme Remparts de Normandie.