Testament de Jean de Guilhem 1690 (≈ 1690)
Mentionne La Gabertie parmi ses possessions.
1720
Reconstruction de la margelle
Reconstruction de la margelle 1720 (≈ 1720)
Inscription A.D.F. sur le puits.
limite XVIe-XVIIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir limite XVIe-XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifié pour la famille Guilhem, noblesse protestante.
début XVIIIe siècle
Rachat par Abraham de Faure
Rachat par Abraham de Faure début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Travaux : puits, ouvertures, grange-étable.
2e moitié XVIIIe siècle
Ajout de la grange-étable
Ajout de la grange-étable 2e moitié XVIIIe siècle (≈ 1850)
Accolée à l’aile nord-est.
XIXe siècle
Construction du four à pain
Construction du four à pain XIXe siècle (≈ 1865)
Transformation en exploitation agricole.
années 1970-1980
Restauration complète
Restauration complète années 1970-1980 (≈ 1975)
Manoir et métairie remis en état.
28 octobre 1996
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 octobre 1996 (≈ 1996)
Protection des logis, cour et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis formé de deux ailes ; sol de la cour, vestiges de sa clôture ; puits et four ; façades et toitures des communs et de la métairie (cad. B 188, 190, 191) : inscription par arrêté du 28 octobre 1996
Personnages clés
Jean de Guilhem - Propriétaire protestant
Possède le manoir en 1690.
Sara de Lard - Épouse de Jean de Guilhem
Cité dans le testament de 1690.
Abraham de Faure - Lieutenant général de police
Entreprend des travaux au XVIIIe siècle.
Origine et histoire du Manoir de la Gabertie
Le manoir de la Gabertie, situé à Thézac (Lot-et-Garonne), est un édifice d’allure austère construit à la limite des XVIe et XVIIe siècles. Il se compose de deux corps de bâtiment en L, organisés autour d’une cour carrée dont la clôture a disparu. Les murs en pierre de taille et les toitures à croupes en tuile creuse reflètent une architecture sobre, marquée par un porche voûté en berceau et une échauguette défensive à l’angle est. Le logis principal, doté de salles voûtées, était initialement relié à un corps de bâtiment moins élevé, aujourd’hui remanié. Un puits de 30 mètres de profondeur, aux margelles datées de 1720, et une grange-étable du XVIIIe siècle complètent l’ensemble.
Le manoir aurait été érigé pour la famille protestante des Guilhem, noblesse de robe implantée près de Tournon. Un testament de 1690 atteste de sa possession par Jean de Guilhem et son épouse Sara de Lard. Au début du XVIIIe siècle, le domaine passe à Abraham de Faure, lieutenant général de police de Tournon, qui y entreprend des travaux : reconstruction de la margelle du puits (1720), percement de nouvelles ouvertures (dont une porte datée 1721), et ajout d’une grange-étable. Transformé en exploitation agricole, le manoir tombe partiellement en ruine avant d’être restauré dans les années 1970-1980 par son propriétaire actuel.
Classé Monument Historique en 1996, le manoir de la Gabertie illustre l’évolution d’une demeure seigneuriale en domaine agricole. Ses éléments protégés incluent les façades, les toitures des communs, le puits, le four, ainsi que les vestiges de la clôture de la cour. L’aile nord-est, aujourd’hui en rez-de-chaussée, a perdu ses dispositions originales, mais conserve deux cheminées superposées incorporées au mur du logis sud-est. La métairie voisine, restaurée dans le même temps, témoigne de l’unité fonctionnelle du site à travers les siècles.