Origine et histoire du Manoir de la Gâchetière
Le manoir de la Gâchetière est un édifice du XVIIe siècle situé à Angrie, dans le département de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire. Ce logis rectangulaire, entouré d’un parc, se distingue par ses façades symétriques à baies rectangulaires encadrées de tufeau, et ses lucarnes à corniche cintrée. La date de 1790, gravée sur le fronton triangulaire central, marque une phase de reconstruction du logis primitif, aujourd’hui disparu.
La chapelle, fondée en 1624 par François Aubert (tanneur) et son épouse Ambroise Pinard sous l’invocation de Dieu et de la Vierge Marie, fut construite en 1632, comme en témoigne une inscription lapidaire conservée in situ. Elle abrite un autel en bois encadré de niches, ainsi qu’une peinture en trompe-l’œil reproduisant une fenêtre. Une plaque de cuivre rappelle la donation de Sébastienne Le François, destinée à financer une messe perpétuelle et l’entretien du bâtiment.
Les communs, érigés au 4e quart du XIXe siècle, allient briques et tufeau dans un style utilitaire, avec écurie, remise et logement de domestiques. La ferme, probablement datée du XVIIIe siècle, complète l’ensemble. Le manoir et sa chapelle sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 11 mars 1980, avec une protection officielle des façades et toitures confirmée par arrêté du 2 mars 1981.
Le site, situé à La Haute Gâchetière, illustre l’architecture rurale angevine, mêlant fonctions résidentielles, religieuses et agricoles. Son parc, sa chapelle décorée et ses dépendances reflètent l’évolution d’un domaine seigneurial puis bourgeois, marqué par des rénovations successives. Les sources (Wikipédia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son intérêt patrimonial, notamment pour ses éléments intérieurs préservés, comme le lambris en berceau de la chapelle.
L’inscription de 1632 et la plaque de Sébastienne Le François documentent les pratiques pieuses locales, tandis que la date de 1790 sur le logis évoque une période de transition, peut-être liée à la Révolution française. L’absence de modifications majeures depuis le XIXe siècle renforce sa valeur historique, offrant un témoignage tangible de l’habitat et des croyances en Anjou aux XVIIe et XVIIIe siècles.