Frise chronologique
XVIIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir
XVIIe siècle (≈ 1750)
Demeure défensive en granite construite.
1793–Consulat
Période de la chouannerie
Période de la chouannerie
1793–Consulat (≈ 1793)
Manoir quartier général des chouans.
25 juin 1979
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
25 juin 1979 (≈ 1979)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier intérieur ; menuiseries anciennes ; trois cheminées (cad. B 377) : inscription par arrêté du 25 juin 1979
Personnages clés
| Michelot Moulin - Chef chouan local |
Organisa la résistance depuis le manoir. |
| Louis de Frotté - Chef de la chouannerie normande |
Y établit son quartier général. |
Origine et histoire
Le manoir de la Guyonnière est une demeure en granite du XVIIe siècle, située à Saint-Jean-des-Bois, dans le département de l'Orne. Ce bâtiment carré et trapu, doté de bouches à feu dans les contre-marches de son escalier central, reflète un caractère défensif marqué. Ses menuiseries d'époque et ses cheminées anciennes témoignent de son architecture préservée, bien que les sols et planchers aient aujourd'hui disparu.
Ce manoir est indissociable de la chouannerie normande, mouvement de résistance contre-révolutionnaire actif entre 1793 et le Consulat. Michelot Moulin, fils d'un taillandier local, y organisa les premières bandes de réfractaires après avoir déserté l'armée républicaine. Il y trouva refuge après une blessure, tandis que Louis de Frotté, chef chouan, en fit son quartier général après avoir quitté le château de Flers.
La répression de ce mouvement culmina avec l'assassinat de Louis de Frotté, marquant la fin de cette guérilla rurale. Le manoir, symbole de cette résistance, fut inscrit aux Monuments historiques en 1979 pour son rôle historique et son architecture remarquable. Aujourd'hui propriété privée, il reste fermé à la visite mais conserve une place majeure dans la mémoire locale.
L'édifice illustre l'histoire militaire de la Normandie, où le bocage fut un foyer de résistance distinct des autres régions comme la Vendée ou la Bretagne. Son inscription couvre les façades, toitures, l'escalier intérieur et les menuiseries anciennes, protégeant ainsi un patrimoine à la fois architectural et mémoriel.