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Manoir de la Mazeraie à Joué-lès-Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de la Mazeraie

    R.D. 8637300 Joué-lès-Tours
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1623
Cheminée décorée installée
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction du manoir
fin du XIXe siècle
Transformation de la galerie
30 août 2001
Inscription des communs
2023
Retrait de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jeanne Marie Soulas - Propriétaire en 1775 Veuve du négociant Léonard Thomas.
Léonard Thomas - Ancien propriétaire (négociant) Mari de Jeanne Marie Soulas.
Philibert de l'Orme - Architecte inspirant Modèle pour la charpente des communs.

Origine et histoire du Manoir de la Mazeraie

Le manoir de la Mazeraie, situé à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), est un édifice construit durant la première moitié du XVIIIe siècle. Son organisation spatiale s’articule autour d’une cour centrale, encadrée à l’est et à l’ouest par deux cours secondaires. À l’origine, le corps de logis était prolongé par une galerie haute couverte, reliée à deux pavillons carrés abritant des escaliers. Cette galerie a été remplacée à la fin du XIXe siècle par un pavillon d’habitation accolé au logis existant. Une cheminée datant de 1623, ornée d’une peinture représentant Diane au bain surprise par Actéon, a été intégrée ultérieurement dans la salle est du manoir.

Le bâtiment des communs, situé au nord-ouest, présentait une charpente dérivée des techniques de Philibert de l’Orme, architecte renommé du XVIe siècle. Bien qu’inscrit aux monuments historiques en 2001 pour cette particularité, cette protection a été retirée en 2023 en raison de la destruction partielle du bâtiment, justifiée par les propriétaires. En 1775, le manoir appartenait à Jeanne Marie Soulas, veuve du négociant Léonard Thomas, attestant de son lien avec la bourgeoisie marchande tourangelle de l’époque.

Le site, aujourd’hui localisé sur la route de Monts (RD 86), conserve des traces de son passé agricole et résidentiel. Son plan initial reflète une organisation typique des domaines ruraux du XVIIIe siècle, combinant logis seigneurial, fermes et espaces de service. La transformation de la galerie en pavillon au XIXe siècle illustre l’évolution des besoins habitatifs, tandis que la réutilisation d’éléments décoratifs plus anciens, comme la cheminée de 1623, témoigne d’une volonté de prestige et de continuité historique.

Liens externes

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