Cheminée décorée installée 1623 (≈ 1623)
Provenant du manoir de la Rothière.
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction du manoir
Construction du manoir 1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Période de construction initiale documentée.
fin du XIXe siècle
Transformation de la galerie
Transformation de la galerie fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Remplacée par un pavillon d’habitation.
30 août 2001
Inscription des communs
Inscription des communs 30 août 2001 (≈ 2001)
Protection pour sa charpente historique.
2023
Retrait de la protection
Retrait de la protection 2023 (≈ 2023)
Destruction partielle des communs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jeanne Marie Soulas - Propriétaire en 1775
Veuve du négociant Léonard Thomas.
Léonard Thomas - Ancien propriétaire (négociant)
Mari de Jeanne Marie Soulas.
Philibert de l'Orme - Architecte inspirant
Modèle pour la charpente des communs.
Origine et histoire du Manoir de la Mazeraie
Le manoir de la Mazeraie, situé à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), est un édifice construit durant la première moitié du XVIIIe siècle. Son organisation spatiale s’articule autour d’une cour centrale, encadrée à l’est et à l’ouest par deux cours secondaires. À l’origine, le corps de logis était prolongé par une galerie haute couverte, reliée à deux pavillons carrés abritant des escaliers. Cette galerie a été remplacée à la fin du XIXe siècle par un pavillon d’habitation accolé au logis existant. Une cheminée datant de 1623, ornée d’une peinture représentant Diane au bain surprise par Actéon, a été intégrée ultérieurement dans la salle est du manoir.
Le bâtiment des communs, situé au nord-ouest, présentait une charpente dérivée des techniques de Philibert de l’Orme, architecte renommé du XVIe siècle. Bien qu’inscrit aux monuments historiques en 2001 pour cette particularité, cette protection a été retirée en 2023 en raison de la destruction partielle du bâtiment, justifiée par les propriétaires. En 1775, le manoir appartenait à Jeanne Marie Soulas, veuve du négociant Léonard Thomas, attestant de son lien avec la bourgeoisie marchande tourangelle de l’époque.
Le site, aujourd’hui localisé sur la route de Monts (RD 86), conserve des traces de son passé agricole et résidentiel. Son plan initial reflète une organisation typique des domaines ruraux du XVIIIe siècle, combinant logis seigneurial, fermes et espaces de service. La transformation de la galerie en pavillon au XIXe siècle illustre l’évolution des besoins habitatifs, tandis que la réutilisation d’éléments décoratifs plus anciens, comme la cheminée de 1623, témoigne d’une volonté de prestige et de continuité historique.