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Manoir de la Miltière à Montlouis-sur-Loire en Indre-et-Loire

Manoir de la Miltière

    1178 La Miltière
    37270 Montlouis-sur-Loire
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1566
Cession à Marie Gaudin
1629
Vente à Jeanne Hennequin
juin 1717
Intégration au marquisat
1813
Propriété de Martin-Chauveau
8 mai 1973
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du manoir ; puits situé dans le jardin (cad. K 374, 375) : inscription par arrêté du 8 mai 1973

Personnages clés

Martin Conseil - Écuyer et seigneur du fief Pellu Cède le fief à Marie Gaudin en 1566.
Marie Gaudin - Veuve de Philibert Babou Acquiert le manoir vers 1566.
Jeanne Hennequin - Épouse de Gilbert Filhet Achète le manoir en 1629.
Philippe de Courcillon - Marquis de Dangeau Propriétaire via le marquisat en 1717.
Martin-Chauveau - Ancien régisseur de Chanteloup Propriétaire du manoir en 1813.

Origine et histoire

Le manoir de la Miltière, situé à Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), est un édifice construit entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle. Ce long bâtiment, marqué par un rez-de-chaussée et des combles éclairés par trois lucarnes et deux œils-de-bœuf, présente des éléments architecturaux Renaissance, comme un balcon soutenu par des colonnes torses ornées d’hermines et de fleurs de lys, probablement issues du château d’Amboise. À l’intérieur, une cheminée Louis XV, dotée de tiroirs pour l’élevage des vers à soie, témoigne des usages domestiques du lieu.

Le fief de la Miltière relevait initialement du Plessis-lès-Tours et, en partie, du château d’Amboise. En 1566, Martin Conseil, écuyer et seigneur du fief Pellu, le cède à Marie Gaudin, veuve de Philibert Babou. Plus tard, en 1629, les héritiers de Saladin d’Anglure le vendent à Jeanne Hennequin, épouse de Gilbert Filhet de La Curée. Le domaine fut intégré au marquisat de La Bourdaisière en 1717, avant d’être acquis en 1813 par Martin-Chauveau, ancien régisseur de Chanteloup.

Classé aux monuments historiques en 1973 pour ses façades, toitures et son puits, le manoir illustre l’évolution architecturale et sociale de la Touraine entre Renaissance et époque moderne. Son histoire reflète les alliances seigneuriales et les transformations économiques de la région, notamment à travers l’élevage de vers à soie, activité courante dans les demeures aristocratiques de l’époque.

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