Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édification du manoir et des tourelles.
XVIe siècle
Agrandissement du manoir
Agrandissement du manoir
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de l'aile droite.
2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2009 (≈ 2009)
Protection des façades, toitures et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir, à savoir les façades et toitures du logis et des communs et l'ensemble des dispositions délimitant la cour d'honneur, à l'exception cependant de l'extension moderne donnant sur la pièce d'eau ; l'assiette de la cour d'honneur ; l'enceinte extérieure en totalité ; le colombier en totalité ; le routoir à lin (cad. B 12, 331, 332) : inscription par arrêté du 6 juillet 2009
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Les textes ne mentionnent aucun propriétaire. |
Origine et histoire
Le manoir de la Noë Verte est un petit manoir fortifié datant du XVe siècle, situé sur la commune de Lanloup, dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne. Une allée d'arbres bordée d'un mur mène à un portail breton traditionnel à deux portes, ouvrant sur une cour encadrée par les communs. La construction initiale, délimitée par deux tourelles, a été agrandie au XVIe siècle par une aile droite. L'une des pièces conserve des boiseries du XVIIIe siècle, tandis que l'escalier arrière, accessible uniquement depuis l'étage, descend au sous-sol et devait relier un souterrain permettant une sortie discrète hors du manoir.
Le manoir est entouré d'une enceinte dotée d'une échauguette à l'un de ses angles, et abrite un colombier à l'extérieur de ses murs. L'ensemble, incluant les façades, les toitures, la cour d'honneur, l'enceinte, le colombier et un routoir à lin, a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 6 juillet 2009. Ce monument illustre l'architecture défensive et résidentielle bretonne, marquée par des adaptations successives au fil des siècles.
Le site, propriété d'une société privée, témoigne des pratiques seigneuriales de la région, où les manoirs servaient à la fois de résidence et de symbole de pouvoir local. Les éléments protégés reflètent l'importance patrimoniale de ce type de construction, typique du paysage historique breton. Le colombier, souvent associé au droit seigneurial, et le routoir à lin rappellent les activités agricoles et artisanales liées à la vie des manoirs à cette époque.