1039 La Palue (Domfront) 61700 Domfront en Poiraie
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Origines de la place forte
Origines de la place forte XIe siècle (≈ 1150)
Zone marécageuse et défensive initiale.
XIVe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite XIVe siècle (≈ 1450)
Lieu documenté comme site fortifié.
XVe–XVIe siècles
Construction du manoir actuel
Construction du manoir actuel XVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Corps de logis et tourelle d’escalier édifiés.
XVIIe siècle
Modifications des ouvertures
Modifications des ouvertures XVIIe siècle (≈ 1750)
Percement de nouvelles baies.
1700–1899
Rénovations intérieures
Rénovations intérieures 1700–1899 (≈ 1800)
Étage remanié aux XVIIIe–XIXe siècles.
30 mars 1976
Classement façades et toitures
Classement façades et toitures 30 mars 1976 (≈ 1976)
Inscription aux monuments historiques.
23 novembre 2004
Classement rez-de-chaussée
Classement rez-de-chaussée 23 novembre 2004 (≈ 2004)
Protection supplémentaire du logis principal.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. CE 58) : inscription par arrêté du 30 mars 1976 - L'ensemble des pièces du rez-de-chaussée du logis principal (cad. CE 68) : inscription par arrêté du 23 novembre 2004
Personnages clés
Information non disponible - Propriétaires ou commanditaires
Aucun nom cité dans les sources.
Origine et histoire du Manoir de la Palue
Le manoir de la Palue, situé à Domfront en Poiraie (Orne), trouve ses origines au XIe siècle comme place forte en zone marécageuse. Mentionné dès le XIVe siècle, il comportait des douves et un pont-levis aujourd’hui disparu. Le corps de logis actuel, construit entre les XVe et XVIe siècles, intègre des éléments défensifs comme une salle de guet dans la tourelle centrale, surmontée d’une toiture en bâtière à pignon découvert. La pièce du rez-de-chaussée a conservé son volume d’origine, tandis que l’étage fut remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. Des ouvertures furent ajoutées au XVIIe siècle, reflétant son évolution architecturale.
Le manoir se compose d’un logis rectangulaire en grès, avec une tourelle d’escalier cylindrique à sa base et carrée en partie haute. La toiture en tuiles, ornée de chimères, couvre un retour d’équerre jugé postérieur. Classé monument historique en 1976 (façades et toitures) puis en 2004 (rez-de-chaussée), il est décrit comme le « vieux frère » du château de Chantepie, soulignant son importance patrimoniale locale. Les éléments défensifs résiduels, comme la salle de guet avec sa cheminée pour la poudre, témoignent de son passé stratégique.
L’édifice illustre la transition entre les manoirs fortifiés médiévaux et les résidences seigneuriales de la Renaissance. Son architecture mêle fonctions résidentielles (logis à étage) et militaires (douves, guet), typiques des constructions normandes de cette période. La mention d’un lien avec le château de Chantepie suggère une histoire familiale ou féodale commune, bien que les sources ne précisent pas les propriétaires initiaux. Les protections successives au XXe siècle ont permis de préserver ses caractéristiques originales, malgré les modifications ultérieures.