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Manoir de la Rigaudière à Jassans-Riottier dans l'Ain

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir
Ain

Manoir de la Rigaudière

    1699 Quai Maurice-Utrillo
    01480 Jassans-Riottier
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Manoir de la Rigaudière
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1445
Retour à l'archevêque de Lyon
1572
Vente à David de Cleberg
1592
Mort de David de Cleberg
1777
Passage aux Hubert de Saint-Didier
1854
Destruction de la chapelle Saint-Denis
14 mars 1996
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Manoir (cad. AT 54) : inscription par arrêté du 14 mars 1996

Personnages clés

Martin de Couvet - Baron de Montribloud Propriétaire fin XVIe siècle.
David de Cleberg - Seigneur et banquier lyonnais Acheteur en 1572, constructeur présumé.
Jean Kleberger - Banquier de François Ier Père de David, fondateur hospice.
Famille Hubert de Saint-Didier - Seigneurs de Saint-Didier-de-Formans Propriétaires à partir de 1774.

Origine et histoire

Le manoir de la Rigaudière est une maison forte édifiée entre les XVe et XVIe siècles à Jassans-Riottier, dans l’Ain. Situé en bordure de Saône, au pied de la motte castrale de Riottier, il remplace progressivement un château médiéval abandonné après son retour à l’archevêque de Lyon en 1445. Le site, initialement occupé par une forteresse en mauvais état, voit ses habitants se réfugier près de la rivière, formant le hameau de Riottier.

À la fin du XVIe siècle, le fief appartient à Martin de Couvet, baron de Montribloud, puis se transmet dans sa famille jusqu’au milieu du XVIIe siècle. En 1572, l’église de Lyon vend la seigneurie à David de Cleberg, fils du banquier lyonnais Jean Kleberger, dit le bon Allemand. Ce dernier, proche de François Ier et fondateur de l’hospice de la Charité de Lyon, aurait supervisé la construction du corps principal du manoir avant sa mort en 1592.

Le manoir, composé de plusieurs logis organisés en L autour d’une cour fermée, intègre des éléments défensifs comme une tour carrée à archères et un porche voûté. Ses façades mêlent moellons et pierre de taille, avec des galeries en bois et des escaliers en vis. Au XVIIIe siècle, la propriété passe aux Hubert de Saint-Didier (1777), puis est cadastrée en 1823 comme une maison avec jardin et dépendances. Des modifications interviennent au XIXe siècle, dont l’ajout d’un escalier extérieur incorporant un remplage gothique issu de l’ancienne chapelle Saint-Denis, détruite en 1854.

Classé Monument Historique en 1996, le manoir conserve des traces de son évolution : cave voûtée, cheminées en pierre, et vestiges des communs disparus après 1978. Son histoire reflète les transitions entre fonction militaire, résidence seigneuriale et propriété privée, marquée par des familles influentes comme les Couvet ou les Kleberger.

La localisation stratégique du site, entre Saône et motte castrale, illustre l’adaptation des habitats fortifiés après les conflits médiévales. L’abandon du château originel au profit d’une maison forte plus accessible témoigne des changements socio-économiques de la région, où les seigneurs privilégient le confort et la proximité des axes fluviaux.

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