Frise chronologique
1577
Première mention écrite
Première mention écrite
1577 (≈ 1577)
Propriété de Jean Joret
1645
Acquisition par Claude Fouquet
Acquisition par Claude Fouquet
1645 (≈ 1645)
Passage à une famille bourgeoise
1797
Rachat par La Germonière
Rachat par La Germonière
1797 (≈ 1797)
Extension du domaine sur 4 communes
24 juin 1942
Classement monument historique
Classement monument historique
24 juin 1942 (≈ 1942)
Protection du portail et des façades
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir de la Sagerie : inscription par arrêté du 24 juin 1942
Personnages clés
| Jean Joret - Premier propriétaire connu |
Cité en 1577 comme seigneur |
| Mathurin Fouquet - Conseiller du roi et trésorier |
Héritier de Claude Fouquet en 1645 |
| Gentien Rangeard de La Germonière - Contrôleur de la Marine |
Propriétaire en 1797, étend le domaine |
| Jacques Normand de La Place - Lieutenant général de police |
Époux d’une héritière Fouquet |
Origine et histoire
Le manoir de la Sagerie, situé à Saint-Avertin (Indre-et-Loire), est un édifice du XVIIe siècle dont les premières mentions remontent à 1577, lorsqu’il appartenait à Jean Joret. En 1620, Jornet, sieur de la Sagerie et chanoine de l’église de Tours, en est le propriétaire. Le domaine change de mains en 1645, acquis par Claude Fouquet, bourgeois tourangeau, puis transmis à son fils Mathurin Fouquet, conseiller du roi et trésorier de France, marié à Madeleine Pallu, héritière d’une lignée de notables locaux.
Au XVIIIe siècle, le manoir passe par alliance à Jacques Normand de La Place, lieutenant général de la police de Tours, puis à François de Jaucourt, chevalier de Saint-Louis, via le mariage avec Anne Le Normand. En 1797, Gentien Rangeard de La Germonière, contrôleur de la Marine et conseiller général, en devient propriétaire avec son épouse, issue de la famille du maire Étienne Benoist. Le domaine s’étend alors sur plusieurs communes, incluant fermes et dépendances.
Le XIXe siècle marque une succession de propriétaires : Catherine-Rosalie Girard de Deffend en 1835, suivie de son fils Paul-Henri de La Porte du Theil, puis d’une série d’acquéreurs dont Jacques Leduc (1853) et Edward-Jean-Baptiste Ghesquière (1920). Classé monument historique en 1942 pour son portail monumental à fronton dorique, ses tourelles d’angle et ses intérieurs richement décorés (boiseries, tapisseries), le manoir incarne l’architecture seigneuriale tourangelle.
L’entrée principale, en plein cintre à refends, est flanquée de deux pilastres doriques et surmontée d’un fronton aux armoiries aujourd’hui effacées. Deux portails latéraux crénelés desservent les communs, tandis que le mur d’enceinte, ponctué de tourelles rondes, délimite la propriété. Les sources archéologiques (Montoux, 1985) et les archives (Mérimée) soulignent son importance patrimoniale dans la région Centre-Val de Loire.