Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Maison forte édifiée avec vocation défensive
XVIIe-XVIIIe siècles
Remaniements majeurs
Remaniements majeurs
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Modifications parties habitables conservées
4 juillet 1973
Double protection MH
Double protection MH
4 juillet 1973 (≈ 1973)
Classement tour + inscription façades/toitures
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour à bretèches : classement par arrêté du 4 juillet 1973 ; Façades et toitures du manoir, sauf tour classée (cad. G 230) : inscription par arrêté du 4 juillet 1973
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun nom cité |
Sources ne mentionnent aucun personnage |
Origine et histoire
Le manoir de la Tarainière est une ancienne maison forte édifiée au XVe siècle sur le territoire de Préaux-du-Perche, dans le département de l'Orne (Normandie). Ce monument, inscrit aux Monuments Historiques, illustre l'architecture défensive médiévale avec ses tours circulaires et ses bretèches. Son emplacement isolé, à 3 km du bourg, reflète une volonté de protection individuelle caractéristique de cette période troublée.
L'édifice a subi d'importants remaniements aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment dans ses parties habitables, tout en conservant des éléments défensifs originaux. La tour cylindrique, carrée à l'intérieur, abrite un escalier en spirale évidée dans son épaisseur ouest. Le second étage présente douze bretèches équipées d'archères, témoignant de sa fonction militaire initiale.
La protection du manoir est partagée : la tour à bretèches est classée depuis le 4 juillet 1973, tandis que les façades et toitures (hors tour) sont inscrites à la même date. Cet ensemble architectural mêle ainsi héritage médiéval et adaptations des époques classiques, typiques des manoirs normands.
Le site appartient aujourd'hui à la commune nouvelle de Perche en Nocé, créée par la fusion de plusieurs villages dont Préaux-du-Perche. Son chemin d'accès, dérivé de la RD 313, souligne son isolement géographique préservé, caractéristique des constructions seigneuriales de cette région.