Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Logis sud et douves datés de cette période.
1610
Rénovation majeure
Rénovation majeure 1610 (≈ 1610)
Date portée sur la cheminée du 1er étage.
4e quart XVIe siècle
Construction logis nord
Construction logis nord 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Blason de Louis Lejumeau et Suzanne de Mauviel.
4e quart XVIIe siècle
Bâtiment de liaison
Bâtiment de liaison 4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Relie les logis nord et sud.
2005
Classement monument historique
Classement monument historique 2005 (≈ 2005)
Inscription par arrêté du 15 juin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir en totalité (cad. YB168 40) : inscription par arrêté du 15 juin 2005
Personnages clés
Louis Lejumeau - Propriétaire historique
Armes sculptées sur le logis nord.
Suzanne de Mauviel - Épouse de Louis Lejumeau
Blason commun avec son mari.
Origine et histoire
Le manoir de la Vente, situé à Longué-Jumelles dans le département de Maine-et-Loire, est un édifice dont la construction s'échelonne entre le XVe et le XVIIe siècle. Ce monument illustre les évolutions architecturales de l'Anjou à travers trois ou quatre phases distinctes, avec des éléments datant du XVe siècle (logis sud et douves), des remaniements en 1610, et des ajouts au 4e quart du XVIe siècle (logis nord) et au 4e quart du XVIIe siècle (bâtiment de liaison). Devenu une ferme au XVIIIe siècle, il a conservé une grande partie de sa structure d'origine, avec des dépendances ajoutées aux XVIIIe et XIXe siècles.
Le manoir porte les traces de ses propriétaires historiques, comme en témoigne le blason sculpté du logis nord, représentant les armes de Louis Lejumeau et de son épouse Suzanne de Mauviel. Une date gravée (1610) sur la cheminée du 1er étage marque une phase de rénovation intérieure et extérieure. Classé monument historique en 2005, le site inclut des éléments protégés comme les logis, les douves et les bâtiments agricoles, reflétant son évolution fonctionnelle au fil des siècles.
L'édifice, peu remanié malgré sa transformation en exploitation agricole, offre un exemple rare de continuité entre résidence seigneuriale et activité rurale. Les remises à couvertures végétales, ajoutées au XXe siècle, complètent cet ensemble qui allie patrimoine architectural et histoire sociale. Son inscription à l'inventaire des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale dans le paysage angevin.