Frise chronologique
XIIe siècle (ou avant)
Origines du manoir
Origines du manoir
XIIe siècle (ou avant) (≈ 1250)
Première mention de modifications structurelles.
29 décembre 1941
Classement monument historique
Classement monument historique
29 décembre 1941 (≈ 1941)
Inscription de la tour penchée.
Août 2023
Incendie par la foudre
Incendie par la foudre
Août 2023 (≈ 2023)
50 m² de toiture détruits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour penchée de la Vermondie : inscription par arrêté du 29 décembre 1941
Personnages clés
| Seigneur de la Vermondie (anonyme) - Propriétaire médiéval |
Contrôlait Fanlac et châteaux voisins. |
| Fille du seigneur (légendaire) - Personnage de la légende |
Enfermée dans la tour penchée. |
| Troubadour (légendaire) - Personnage de la légende |
Aurant fait pencher la tour. |
Origine et histoire
Le manoir de la Vermondie et sa tour penchée forment un ensemble architectural situé à Thonac, en Dordogne, à proximité de la Vézère et de la grotte de Lascaux. La tour, d’origine gallo-romaine, est classée monument historique depuis 1941. Elle présente une inclinaison remarquable, probablement causée par des excavations souterraines, et servait autrefois de tour de signalisation romaine. Son aspect insolite et son absence de porte d’accès ont nourri des légendes locales, comme celle des amants séparés dont les soupirs auraient fait pencher la tour pour les réunir.
Le manoir adjacent, d’origine incertaine mais présentant des traces de modifications depuis le XIIe siècle, pourrait avoir été un fortin militaire gallo-romain remanié au fil des siècles. Ses souterrains, partiellement effondrés, suggèrent un usage défensif ou une fonction de contre-attaque en cas de siège. Certains éléments architecturaux, comme des blasons sculptés représentant une croix et une tour, évoquent une possible occupation par un ordre religieux, peut-être les Templiers. Le site, très visible grâce à sa tour, aurait aussi pu servir de halte pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
En août 2023, la foudre a endommagé une des tours jumelles du manoir, détruisant environ 50 m2 de toiture. Historiquement, le manoir était le centre d’un vaste domaine seigneurial contrôlant des terres jusqu’à Fanlac, incluant les châteaux d’Auberoche et du Sablou. Son importance stratégique et son évolution architecturale reflètent les transformations politiques et sociales de la Dordogne à travers les âges.
La tour penchée, haute d’environ 20 mètres, ne possède qu’une seule ouverture cintrée à mi-hauteur. Son architecture typique des tours de signalisation romaines en fait un témoignage rare de l’occupation gallo-romaine dans la région. Les souterrains du manoir, creusés dans la roche, renforcent l’hypothèse d’une origine militaire, bien que leur usage exact (défensif, religieux ou logistique) reste débattu. La légende locale et l’aspect énigmatique du site en font une curiosité touristique majeure du Périgord.
Le manoir et sa tour illustrent la superposition des époques : une structure gallo-romaine réinvestie au Moyen Âge, puis transformée jusqu’à l’époque moderne. Les blasons et les modifications architecturales attestent de son rôle central dans la seigneurie locale, tandis que sa proximité avec des sites préhistoriques comme Lascaux soulève des questions sur les continuités d’occupation du territoire depuis l’Antiquité.