Frise chronologique
1881
Construction du manoir
Construction du manoir
1881 (≈ 1881)
Début des travaux commandés par le baron.
1884
Plan dressé par Évariste Simon
Plan dressé par Évariste Simon
1884 (≈ 1884)
Architecte associé au projet néogothique.
1947
Héritage familial
Héritage familial
1947 (≈ 1947)
Charles des Jamonières hérite du domaine.
4 mars 2011
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
4 mars 2011 (≈ 2011)
Protection du manoir et de son parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir et son parc d'accompagnement, en totalité (cad. E 936 à 946, 953 à 956) : inscription par arrêté du 4 mars 2011
Personnages clés
| Arthur-Antonin Juchault des Jamonières - Baron, commanditaire |
Propriétaire et concepteur du manoir en 1881. |
| Évariste Simon - Architecte |
Auteur des plans du manoir en 1884. |
| Charles des Jamonières - Héritier |
Devient propriétaire du domaine en 1947. |
Origine et histoire
Le manoir de la Vignette est un édifice de style néogothique construit en 1881 au Cellier, en Loire-Atlantique, sur une parcelle dépendant du domaine du château de Clermont. Commandé par le baron Arthur-Antonin Juchault des Jamonières, il reflète une inspiration médiévale mêlée à des fantaisies architecturales, avec une attention particulière portée aux détails comme la ferronnerie. Le parc, aménagé à l’anglaise dans la seconde moitié du XIXe siècle, est disposé en terrasses surplombant la Loire et abrite des arbres remarquables.
Le plan du manoir fut dessiné par l’architecte Évariste Simon en 1884, mais la conception globale porte l’empreinte du baron, qui supervisa notamment le second œuvre. Le domaine, incluant le parc et le manoir, fut inscrit aux monuments historiques en 2011. Il reste aujourd’hui la propriété de la famille Juchault des Jamonières, l’une des familles subsistantes de la noblesse française.
Le site, situé à proximité de Nantes, illustre l’influence des mouvements romantiques du XIXe siècle, où l’aristocratie locale érigeait des résidences combinant héritage médiéval et innovations paysagères. Le manoir et son parc, classés en totalité, témoignent de cette époque où les élites régionales marquiaient leur territoire par des réalisations architecturales ambitieuses, intégrées à des paysages soigneusement composés.