Frise chronologique
1426-1617
Période de propriété des Le Voyer
Période de propriété des Le Voyer
1426-1617 (≈ 1522)
Famille propriétaire du manoir pendant près de deux siècles.
vers 1559
Date présumée de construction
Date présumée de construction
vers 1559 (≈ 1559)
Date gravée sur la tour, aujourd'hui illisible.
5 juillet 1985
Classement partiel aux MH
Classement partiel aux MH
5 juillet 1985 (≈ 1985)
Protection du corps de logis principal.
23 décembre 1985
Inscription aux MH
Inscription aux MH
23 décembre 1985 (≈ 1985)
Façades et toitures des communs protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de logis principal (cad. A 607) : classement par arrêté du 5 juillet 1985 ; Façades et toitures du bâtiment des communs, faisant face au corps de logis principal (cad. A 607) : inscription par arrêté du 23 décembre 1985
Personnages clés
| Famille Le Voyer - Propriétaires seigneuriaux |
Possédèrent le manoir de 1426 à 1617. |
Origine et histoire
Le manoir de la Ville-Daniel, situé à Plaine-Haute dans les Côtes-d'Armor, est un édifice du XVIe siècle, centre d'une seigneurie dépendant de la baronnie de Quintin. Les bâtiments s'articulent autour d'une cour trapézoïdale, dominée par un logis principal au nord, complété par des dépendances et une ferme. La porte d'entrée, en anse de panier, est ornée d'une accolade fleuronnée et d'un écusson aux armoiries effacées, tandis qu'une tour hémicirculaire abrite les latrines.
La construction du manoir est attribuée à la famille Le Voyer, propriétaire des lieux de 1426 à 1617. Leur enrichissement, grâce à des mariages successifs au XVIe siècle, permit l'édification du logis, dont la date de 1559 (aujourd'hui illisible) est gravée sur la tour. Le domaine, bien que peu rentable, symbolisait leur statut seigneurial dans la région.
Classé partiellement aux monuments historiques en 1985, le manoir conserve un corps de logis principal et des façades de communs protégés. Son architecture reflète une ambition inachevée, le logis actuel ne représentant qu'une partie d'un projet plus vaste. Les décors sculptés, concentrés sur la porte, la tour d'escalier et les parties hautes, témoignent de l'influence artistique de la Renaissance en Bretagne.