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Manoir de Langenardière à Saint-Cyr-la-Rosière dans l'Orne

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Manoir

Manoir de Langenardière

    Langenardière61130 Saint-Cyr-la-Rosière
Propriété privée
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Manoir de Langenardière
Crédit photo : Pucesurvitaminee - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe–XVIe siècles
Construction initiale
Fin XVIIe siècle
Remaniement architectural
25 juin 1925
Première inscription MH
19 décembre 1968
Extension de la protection
Dernier quart XXe siècle
Restauration moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Manoir : inscription par arrêté du 25 juin 1925 ; Façades et toitures des communs ; douves : inscription par arrêté du 19 décembre 1968

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun propriétaire ou architecte.

Origine et histoire du Manoir de Langenardière

Le manoir de Langenardière, aussi appelé manoir de l'Angenardière, est une demeure des XIVe–XVIe siècles située dans le hameau de Clémancé, sur la commune de Saint-Cyr-la-Rosière (Orne), en Normandie. À l'origine une place forte du Perche, il se caractérise par un plan rectangulaire entouré de fossés et de tours d'angle stratégiques. Le logis principal, flanqué de deux tours à mâchicoulis et de poivrières, domine une cour close par une enceinte partiellement conservée. Une des tours, jouant le rôle de donjon, contrôle l'accès principal.

Le manoir a subi des remaniements majeurs à la fin du XVIIe siècle, puis une restauration dans le dernier quart du XXe siècle. Ces transformations ont préservé son aspect défensif tout en adaptant ses espaces aux usages résidentiels. Les communs, disposés en équerre, complètent l'ensemble fortifié et conservent des traces des douves d'origine. L'édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques dès 1925, voit ses façades, toitures et douves protégées en 1968.

Historiquement, ce type de maison forte reflète l'organisation féodale du Perche, région frontalière entre Normandie et domaine royal. Les seigneurs locaux y résidaient tout en assurant la protection des terres agricoles environnantes. Les meurtrières, tours de guet et fossés témoignent des tensions militaires médiévales, tandis que les aménagements ultérieurs (galerie, logis secondaire) révèlent une évolution vers le confort résidentiel à l'époque moderne.

Aujourd'hui, le manoir de Langenardière se distingue par son architecture hybride, mêlant éléments défensifs (mâchicoulis, meurtrières) et résidentiels (galerie ajourée, tours d'angle ornées). Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son histoire que pour sa représentation des demeures seigneuriales du Perche. Les vestiges des douves et de l'enceinte offrent un aperçu des systèmes de défense médiévales encore visibles en Normandie.

Liens externes

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