Construction initiale XIVe–XVIe siècles (≈ 1650)
Période de construction du manoir et de ses défenses.
Fin XVIIe siècle
Remaniement architectural
Remaniement architectural Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Modifications majeures du logis et des communs.
25 juin 1925
Première inscription MH
Première inscription MH 25 juin 1925 (≈ 1925)
Protection partielle du manoir comme monument historique.
19 décembre 1968
Extension de la protection
Extension de la protection 19 décembre 1968 (≈ 1968)
Inscription des façades, toitures et douves.
Dernier quart XXe siècle
Restauration moderne
Restauration moderne Dernier quart XXe siècle (≈ 2007)
Travaux de conservation et mise en valeur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir : inscription par arrêté du 25 juin 1925 ; Façades et toitures des communs ; douves : inscription par arrêté du 19 décembre 1968
Personnages clés
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Origine et histoire du Manoir de Langenardière
Le manoir de Langenardière, aussi appelé manoir de l'Angenardière, est une demeure des XIVe–XVIe siècles située dans le hameau de Clémancé, sur la commune de Saint-Cyr-la-Rosière (Orne), en Normandie. À l'origine une place forte du Perche, il se caractérise par un plan rectangulaire entouré de fossés et de tours d'angle stratégiques. Le logis principal, flanqué de deux tours à mâchicoulis et de poivrières, domine une cour close par une enceinte partiellement conservée. Une des tours, jouant le rôle de donjon, contrôle l'accès principal.
Le manoir a subi des remaniements majeurs à la fin du XVIIe siècle, puis une restauration dans le dernier quart du XXe siècle. Ces transformations ont préservé son aspect défensif tout en adaptant ses espaces aux usages résidentiels. Les communs, disposés en équerre, complètent l'ensemble fortifié et conservent des traces des douves d'origine. L'édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques dès 1925, voit ses façades, toitures et douves protégées en 1968.
Historiquement, ce type de maison forte reflète l'organisation féodale du Perche, région frontalière entre Normandie et domaine royal. Les seigneurs locaux y résidaient tout en assurant la protection des terres agricoles environnantes. Les meurtrières, tours de guet et fossés témoignent des tensions militaires médiévales, tandis que les aménagements ultérieurs (galerie, logis secondaire) révèlent une évolution vers le confort résidentiel à l'époque moderne.
Aujourd'hui, le manoir de Langenardière se distingue par son architecture hybride, mêlant éléments défensifs (mâchicoulis, meurtrières) et résidentiels (galerie ajourée, tours d'angle ornées). Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, tant pour son histoire que pour sa représentation des demeures seigneuriales du Perche. Les vestiges des douves et de l'enceinte offrent un aperçu des systèmes de défense médiévales encore visibles en Normandie.