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Manoir du Laz à Arzano dans le Finistère

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir
Finistère

Manoir du Laz

    81 Man du Laz
    29300 Arzano
Crédit photo : Absurd Jedi - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
début XVIe siècle
Construction du manoir actuel
1610
Changement de propriétaire
1760
Date gravée sur pierre
1812
Rachat post-Révolution
milieu XIXe siècle
Ajout de lambris néogothiques
19 janvier 2006
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le manoir, à savoir le logis en totalité (cad. YD 27) : inscription par arrêté du 19 janvier 2006

Personnages clés

Jean Bizien - Commanditaire présumé Armoiries visibles sur le manoir.
Famille de Laage - Propriétaire à partir de 1610 Nom évolue en *Laz*.
Benjamin Brizoal de Guilligomarc'h - Acheteur en 1812 Rachat après la Révolution.
Pigueller - Menuisier local Auteur des lambris néogothiques.

Origine et histoire

Le manoir du Laz, situé à Arzano dans le Finistère, est édifié au début du XVIe siècle à l’emplacement d’un ancien manoir médiéval appartenant à la famille Bizien, attestée dans la région depuis le XIIIe siècle. Connu aussi sous le nom de château de Kerigomarc'h, il porte les armoiries de Jean Bizien, visibles sur la porte d’entrée et une clé de voûte de l’escalier. Le bâtiment reflète un projet architectural ambitieux, partiellement inachevé, avec des traces de remaniements ultérieurs.

En 1610, le domaine, incluant une métairie et un moulin, passe par alliance à la famille de Laage, dont le nom évolue en Laz. Au XVIIe siècle, des modifications mineures sont apportées, comme l’agrandissement des baies ou l’ajout de cloisons. Une pierre datée de 1760 marque l’époque où la famille de Rosily en est propriétaire. À la Révolution, le manoir est vendu comme bien national, puis racheté en 1812 par Benjamin Brizoal de Guilligomarc'h.

Au XIXe siècle, des lambris néogothiques, œuvre du menuisier Pigueller, sont installés dans la salle ouest. Au début du XXe siècle, la famille Guyonvarc’h entreprend des travaux d’agrandissement (toit en terrasse, réfection de lucarnes), sans les achever. La chapelle disparait, mais les communs et un puits daté de 1818 subsistent. Le manoir, inscrit aux Monuments Historiques en 2006, conserve une cage d’escalier voûtée et des décors sculptés remarquables.

Liens externes