Construction du manoir vers 1570 (≈ 1570)
Pavillon de chasse pour les Lesmais.
4 juin 1993
Classement MH
Classement MH 4 juin 1993 (≈ 1993)
Manoir et colombier protégés.
2002
Rénovation totale
Rénovation totale 2002 (≈ 2002)
Travaux avant désordres structurels.
2017
Mise en vente
Mise en vente 2017 (≈ 2017)
Abandon du projet culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir et colombier (cad. ZP 156, 157, 159) : classement par arrêté du 4 juin 1993 - Emprise au sol du manoir et longère qui s'étend au sud (cad. ZP 156 à 158, 160) : inscription par arrêté du 4 juin 1993
Personnages clés
Famille Lesmais - Commanditaires initiaux
Seigneurs constructeurs vers 1570.
SIVOM de Saint-Jean-Brévelay - Sauveurs du manoir
Rachat et classement en 1993.
Origine et histoire du Manoir de Le May
Le manoir de Le May, aussi appelé manoir de Lemay ou du Grand-Lemay, est un édifice Renaissance construit vers 1570 dans le hameau du Grand-Lemay, à 2,3 km au nord-est de Guéhenno (Morbihan). Bâti en granite, il servait initialement de pavillon de chasse pour la famille Lesmais, seigneurs locaux dotés de droits de moyenne et basse justice. Le domaine relevait alors du comté de Porhoët, et son architecture combine un corps de logis à trois étages, une tourelle d'escalier et une aile en équerre.
Le manoir a connu plusieurs propriétaires au fil des siècles : les familles Lesmais, Duplessix, Keravéon, Cambout, Montaigu et Coutance. Tombé en ruine au XXe siècle, il fut utilisé comme débarras agricole avant son rachat en 1993 par le SIVOM de Saint-Jean-Brévelay. Classé monument historique cette même année (avec son colombier du XVIe siècle), il fut rénové en 2002, mais des problèmes structurels apparurent dès 2007. Mis en vente en 2017 par la communauté de communes, il marqua l'abandon d'un projet de centre d'interprétation du patrimoine.
Le colombier, construit hors de l'enclos seigneurial au milieu des terres agricoles, et le logis — exemple d'architecture de la seconde Renaissance — illustrent l'organisation spatiale typique des domaines nobles bretons. Les éléments protégés incluent le manoir, le colombier (classés), ainsi que l'emprise au sol et une longère sud (inscrits). Malgré son histoire mouvementée, le site reste un témoignage des pratiques seigneuriales et architecturales de la fin du XVIe siècle en Bretagne intérieure.