Construction du manoir 1570 (≈ 1570)
Édification du manoir de Le May par la famille Lesmais comme pavillon de chasse.
XVIIe siècle
Changements de propriétaires
Changements de propriétaires XVIIe siècle (≈ 1750)
Le domaine passe entre les mains de plusieurs familles dont Duplessix et Keravéon.
1933
Inscription partielle
Inscription partielle 1933 (≈ 1933)
Le manoir est inscrit partiellement comme monument historique.
1993
Classement complet
Classement complet 1993 (≈ 1993)
Le manoir et le colombier sont classés, et d'autres parties sont inscrites.
2002
Rénovation complète
Rénovation complète 2002 (≈ 2002)
Le manoir est entièrement rénové mais des problèmes structurels apparaissent.
2017
Mise en vente
Mise en vente 2017 (≈ 2017)
Les élus intercommunaux décident de mettre le manoir en vente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir et colombier (cad. ZP 156, 157, 159) : classement par arrêté du 4 juin 1993 - Emprise au sol du manoir et longère qui s'étend au sud (cad. ZP 156 à 158, 160) : inscription par arrêté du 4 juin 1993
Personnages clés
Famille Lesmais
Propriétaire initial et constructeur du manoir comme pavillon de chasse.
Famille Duplessix
Propriétaire du manoir au XVIIe siècle.
Famille Keravéon
Propriétaire du manoir au XVIIe siècle.
Origine et histoire du Manoir de Le May
Le manoir de Le May, aussi appelé Le Mée ou Lemais, se situe au hameau du Grand-Lemay, à environ 2,3 km au nord‑est du bourg de Guéhenno (Morbihan). Édifice de la seconde Renaissance, il date des années 1570 et a été construit inachevé par la famille Lesmais comme pavillon de chasse. Il servait de logis au seigneur de Le May, titulaire des droits de moyenne et basse justice, et relevait du comté de Porhoët. Le domaine a successivement appartenu aux familles Lesmais, Duplessix, Keravéon, Cambout, Montaigu et Coutance. Le bâtiment comprend un pavillon de trois étages abritant la tourelle d'escalier, un corps en équerre et une aile faisant pendant à la tour d'escalier. Le corps de logis est construit en granite et présente des caractéristiques de style Renaissance. Le colombier, daté lui aussi du XVIe siècle, se trouve hors de l'enclos seigneurial, au milieu des terres agricoles. En déclin au XXe siècle, le manoir était tombé en ruine et servait de débarras à la ferme voisine. Son acquisition par le SIVOM du canton de Saint‑Jean‑Brévelay a permis d'engager sa sauvegarde. L'édifice a été inscrit en partie dès 1933 ; le manoir et le colombier ont été classés, et l'emprise au sol ainsi que la longère au sud inscrites par arrêté du 4 juin 1993. La propriété a ensuite été transférée aux intercommunalités compétentes, Saint‑Jean Communauté puis Centre Morbihan Communauté. Après une rénovation complète en 2002, des désordres structurels sont apparus cinq ans plus tard. Face au coût des travaux, les élus intercommunaux ont décidé de mettre le manoir en vente en 2017, abandonnant le projet d'un centre d'interprétation du patrimoine.