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Manoir de Longuefougères à Torcé-Viviers-en-Charnie en Mayenne

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Manoir de Longuefougères

    170 Longue Fougère
    53270 Torcé-Viviers-en-Charnie
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
752
Première mention carolingienne
799
Don à Germond
XIIe siècle
Propriété de l’abbaye d’Évron
XVIe siècle
Construction du logis Renaissance
24 mars 1791
Vente comme bien national
19 décembre 1985
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Manoir de Longuefougères (cad. C 290) : inscription par arrêté du 19 décembre 1985

Personnages clés

Gauziolène - Donateur carolingien Cède Longafilgaria en 752 à Vulsing.
Jean de Bouillé - Prieur de Torcé (1533–1536) Commanditaire probable du logis Renaissance.
Claude de Bouillé - Seigneur du Bourgneuf Lieutenant sous le duc de Longueville (1588).
Éléonor de Bouillé - Prieur de Torcé (1653–1670) Dernier membre connu résidant au manoir.
Jean Pelois - Prêtre donateur Dote la chapelle Notre-Dame au XVIIe siècle.

Origine et histoire

Le manoir de Longuefougères, situé à 3,7 km au nord de Torcé-Viviers-en-Charnie (Mayenne), trouve ses premières mentions sous le nom Longafilgaria dans des actes carolingiens. En 752, Gauziolène le cède à titre précaire à Vulsing, puis en 799, Francon le donne à Germond. Un précepte de 832 sous Louis le Pieux confirme son existence sous la forme Felcari a. Ces textes médiévaux suggèrent qu’il pourrait s’agir de Longuefougères ou de son homonyme sarthois.

Dès le XIIe siècle, le domaine appartient à l’abbaye d’Évron et devient le centre d’un fief. La famille de Bouillé, ecclésiastique, en fait un bien quasi héréditaire. Au XVIe siècle, l’un d’eux y construit un logis Renaissance, orné de leurs armes et de deux personnages soufflant dans des binious. Les fenêtres à meneaux croisés, reliées par des moulures aux lucarnes à fronton, ainsi que deux cheminées intérieures à écussons (aujourd’hui mutilés), témoignent de ce style.

Le manoir accueille des personnalités religieuses : Jean de Bouillé, prieur de Torcé (1533–1536), y reçoit Lancelot de Vassé et René de Saint-François. Plus tard, Claude de Bouillé (1588), lieutenant sous le duc de Longueville, et Éléonor de Bouillé (prieur de 1653 à 1670) y résident. La chapelle, dédiée à Notre-Dame, est dotée par Jean Pelois, mais ses ornements sont transférés à l’abbaye d’Évron en 1722, suscitant un conflit avec le curé de Torcé.

Vendu comme bien national le 24 mars 1791 pour 5 400 livres, le manoir conserve au XIXe siècle un tableau peint sur le trumeau de sa cheminée, remarqué par l’abbé Angot. Son inscription aux monuments historiques en 1985 protège ce témoignage de l’architecture renaissance mayennaise, lié à l’histoire ecclésiastique locale.

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