Construction du manoir vers 1512 (≈ 1512)
Édifice rectangulaire avec tourelle d’escalier.
XIXe siècle
Adjonction postérieure
Adjonction postérieure XIXe siècle (≈ 1865)
Modification à l’arrière du bâtiment.
20 décembre 1966
Protection partielle
Protection partielle 20 décembre 1966 (≈ 1966)
Inscription façade sud et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade Sud du manoir et chapelle (cad. E 1229, 1231) : inscription par arrêté du 20 décembre 1966
Origine et histoire du Manoir de Lossulien
Le manoir de Lossulien, situé à Le Relecq-Kerhuon (Finistère), est un édifice rectangulaire construit vers 1512, représentatif de l’architecture civile bretonne du XVIe siècle. Sa façade sud, préservée des remaniements, présente une porte en tiers point moulurée en granit de Kersanton, ornée de crochets et de fleurons, typique du style gothique flamboyant tardif. Une tourelle d’escalier en saillie et une adjonction du XIXe siècle complètent l’arrière du bâtiment, tandis que la chapelle atteste d’un usage à la fois résidentiel et religieux.
La chapelle du manoir se distingue par une porte en tiers point aux voussures soutenues par des colonnettes, et une fenêtre à linteau monolithe en anse de panier, éléments caractéristiques de la transition entre gothique et Renaissance. Un campanile en pierre couronne l’ensemble, soulignant le statut social des propriétaires. Le manoir, partiellement protégé depuis 1966 (façade sud et chapelle), illustre l’évolution des demeures seigneuriales bretonnes, entre fonction défensive résiduelle et confort croissant.
Classé Monument Historique par arrêté du 20 décembre 1966, le manoir de Lossulien témoigne de l’importance des manoirs ruraux dans le paysage breton du XVIe siècle, souvent liés à des familles nobles ou bourgeoises locales. L’usage du granit de Kersanton, pierre réputée pour sa résistance, reflète les ressources locales et le savoir-faire des tailleurs de pierre de l’époque. Aujourd’hui, sa localisation approximative (entre Le Relecq-Kerhuon et Logonna-Daoulas) et son état partiel interrogent sur sa préservation future.