Frise chronologique
1493
Première mention écrite
Première mention écrite
1493 (≈ 1493)
Texte décrivant une *« belle maison haulte »* avec fontaine.
4e quart XVIe siècle
Construction du manoir actuel
Construction du manoir actuel
4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Période attribuée à l’édifice Renaissance.
19 novembre 1991
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
19 novembre 1991 (≈ 1991)
Protection du manoir et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir proprement dit ; grange ; ancienne cuisine des ouvriers ; remise ; lavoir (cad. AO 6) : inscription par arrêté du 19 novembre 1991
Personnages clés
| François de Villars - Seigneur de Parsonge (décédé en 1582) |
Propriétaire au XVIe siècle, marié à Françoise Gayan. |
| Balthazar de Villars - Seigneur de Laval et prévôt de Lyon (1557–1629) |
Héritier de Parsonge, marié à Louise de Langes. |
Origine et histoire
Le manoir de Parsonge est une ancienne maison forte édifiée au 4e quart du XVIe siècle, située au nord-est de Dardilly, dans la métropole de Lyon. Le site comprend, outre le corps de logis principal, une grange, une ancienne cuisine des ouvriers, une remise et un lavoir, tous inscrits aux monuments historiques depuis le 19 novembre 1991. Son architecture se distingue par des arcades au rez-de-chaussée, deux étages de galeries à colonnes cubiques, et une tour d'escalier carrée. Une inscription « A PARSONGE » orne le portail, tandis qu’un écusson et le blason de la famille de Villars — d'azur au chef de gueules chargé d'un lion léopardé d'argent — rappellent ses anciens propriétaires.
L’histoire du manoir remonte au moins à 1493, où un texte le décrit comme une « belle maison haulte et basse » dotée de dépendances, d’un jardin et d’un pré arrosé par une fontaine. Au XVIe siècle, il appartient à la famille de Villars : François de Villars (décédé en 1582), marié à Françoise Gayan, puis leur fils Balthazar de Villars (1557–1629), seigneur de Laval et prévôt des marchands de Lyon, en hérite. Ce dernier, marié à Louise de Langes, laisse le domaine à ses trois filles. Aujourd’hui, le manoir est la propriété de la commune de Dardilly et conserve des traces de son passé seigneurial, comme la chapelle désaffectée du premier étage.
Les bâtiments agricoles et la fontaine voisine, où subsiste le blason des Villars, complètent cet ensemble représentatif des maisons fortes rhônalpines. Les archives mentionnent le manoir dans des ouvrages du XIXe siècle, tels que le Dictionnaire universel de la noblesse de France (1820) ou les Archives historiques du Rhône (1827). Son inscription au titre des monuments historiques souligne son intérêt patrimonial, lié à l’histoire sociale et architecturale de la région lyonnaise.