Frise chronologique
1757
Construction du pressoir
Construction du pressoir
1757 (≈ 1757)
Réalisé par Jean Hébert pour Jean-Baptiste Londe.
3e quart XVIIIe siècle
Période de construction du manoir
Période de construction du manoir
3e quart XVIIIe siècle (≈ 1862)
Datation principale de l'édifice.
27 janvier 1989
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
27 janvier 1989 (≈ 1989)
Logis, pressoir, écuries et éléments intérieurs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis : façades et toitures ; vestibule, cage d'escalier et escalier avec sa rampe en bois ; grand salon ouest et petit salon est, au rez-de-chaussée, avec leur décor. Pressoir. Ecuries. Alignements boisés au sud du logis (cad. B1 210, 317, 318, 320) : inscription par arrêté du 27 janvier 1989
Personnages clés
| Jean Hébert - Tailleur de pierre et couvreur |
Constructeur du pressoir en 1757. |
| Jean-Baptiste Londe - Marchand de boeufs |
Commanditaire du pressoir en 1757. |
Origine et histoire
Le manoir de Putot-en-Auge est un édifice emblématique du patrimoine architectural du XVIIIe siècle, situé dans la commune de Putot-en-Auge, dans le département du Calvados, en Normandie. Daté précisément du troisième quart du XVIIIe siècle, il incarne le style résidentiel rural de cette époque, marqué par une élégance sobre et des éléments fonctionnels comme le pressoir et les écuries.
Le pressoir, construit en 1757 par Jean Hébert, tailleur de pierre et couvreur, pour Jean-Baptiste Londe, marchand de boeufs, témoigne de l’activité économique locale liée à l’agriculture et à l’élevage. Ce détail révèle l’importance des métiers artisanaux et du commerce dans la vie quotidienne de la région à cette période. Le logis, avec ses façades, son vestibule, son escalier en bois et ses salons décorés, reflète quant à lui le statut social de ses propriétaires.
Depuis le 27 janvier 1989, plusieurs éléments du manoir, dont le logis, le pressoir, les écuries, l’allée boisée, ainsi que des parties intérieures comme le salon et l’escalier, sont inscrits au titre des Monuments historiques. Cette protection met en lumière la valeur patrimoniale du site, tant pour son architecture que pour son rôle dans l’histoire locale.
Le manoir s’inscrit dans un contexte régional où les constructions de ce type servaient souvent de résidence à des marchands ou notables ruraux. En Normandie, ces édifices étaient des centres de vie économique et sociale, combinant habitat, activités agricoles et parfois artisanales. Leur préservation permet aujourd’hui de comprendre les modes de vie et les hiérarchies sociales de l’Ancien Régime.