Fondation de la chapelle 1460 (≈ 1460)
Construction de la chapelle sur le site du manoir.
XVIe siècle
Construction du logis
Construction du logis XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de la partie principale du manoir.
1740
Agrandissement et réaménagement
Agrandissement et réaménagement 1740 (≈ 1740)
Travaux d'extension et de modernisation du manoir.
22 décembre 2016
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 décembre 2016 (≈ 2016)
Inscription du manoir et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir en totalité avec ses dépendances (y compris la chapelle, la boulangerie, les vestiges du mur d'enceinte et des portails, le réseau hydraulique) ainsi que le sol et les vestiges en sous-sol de la parcelle (cad. ZB 2) : inscription par arrêté du 22 décembre 2016
Personnages clés
Robert Surcouf
Corsaire propriétaire du manoir au début du XIXe siècle.
Anne d'Anneville
Propriétaire de la seigneurie de Quettreville au XVIe siècle.
Jean VI Davy du Perron
Époux d'Anne d'Anneville et propriétaire du manoir.
Origine et histoire
Le manoir de Quettreville, dit manoir de Surcouf, se situe à Quettreville-sur-Sienne (Manche, Normandie). Il porte le nom du corsaire qui le posséda au début du XIXe siècle. La partie logis date du dernier tiers du XVIe siècle et a été agrandie et réaménagée dans les années 1740. Le bâtiment occupe de façon inhabituelle le centre d'une cour formée d'un ensemble de dépendances agricoles. Le site comprend un vivier, une importante portion du mur d'enceinte et une chapelle fondée en 1460. Au XVIe siècle, la seigneurie de Quettreville appartenait à Anne d'Anneville, qui l'apporta aux Davy du Perron par son mariage avec Jean VI Davy du Perron. Le manoir s'inscrit dans un groupe d'édifices comparables — manoir de la Crasvillerie, du Gué Marais à Carnet, des Réaux à Cambernon et du Grand Taute à Saint-Sauveur-Lendelin — caractérisés par leur distance aux motifs de la Renaissance, l'usage d'ornements gothiques discrets et une forte dimension défensive (fenêtres de tir, douves, murs d'enceinte). Il est considéré comme une demeure des XVIe–XVIIIe siècles en raison de ses différentes phases de construction et d'aménagement. L'ensemble du manoir et de ses dépendances — notamment la chapelle, la boulangerie, les vestiges du mur d'enceinte et des portails, ainsi que le réseau hydraulique — de même que le sol et les vestiges en sous-sol de la parcelle, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 22 décembre 2016.